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MIETTES ONIRIQUES
suivies de FRAGMENTS INTIMES
TOME III
( Salim Benabdelmoumène FRA )
Le mourant
Moi, je suis le mourant, eux les monstres du temple.
Si la sirène fuit, le hibou me contemple.
Les voleurs auraient-ils contaminé la croix ?
Je vois comme un écueil. J'entends comme une voix.
Des croix à l'astre Lune et de là aux étoiles,
Les blancs rayons du Christ sont des fils, font des toiles.
Y aurait-il autant de prophètes cachés
Que de soleils ardents au ciel noir attachés ?
Et quand la nuit s'étend, deux femmes sont présentes,
L'une tenant ma tête et l'autre à mes pieds. Lentes
Dans tous leurs mouvements et pleines de chagrin,
Elles pleurent sur moi. Je dors, malgré le grain.
Dieu
Dieu est écrit sur un fond noir.
Il ne veut pas me recevoir.
Je sais que je ne suis pas mort.
L'amour du rêve est le plus fort.
Honte à la vieillesse de Dieu !
Elle est manifeste en ce lieu.
Le puissant géant de Paris,
Quant à lui, n'est pas indécis.
L'un est présent mais l'autre fuit,
Aussi bien le jour que la nuit.
L'ange amoureux
C'est un ange amoureux
D'une blonde aux yeux bleus.
A Dieu, l'ange est fidèle.
La voyant, il chancelle :
Il veut faire l'amour.
Il attend... Puis un jour,
Il enlève la belle.
Il se couche auprès d'elle.
Il embrasse son pied
(Il n'est pas le premier),
Son sexe, son épaule,
Il perd donc son contrôle.
Il change de milieu,
Il se tourne vers Dieu :
« Je cesse d'être un ange,
Même si ça dérange.
Car je suis amoureux
D'une blonde aux yeux bleus,
D'une belle mortelle,
Je veux vivre auprès d'elle. »
Quelque part
Est-ce le paradis ? Est-ce le purgatoire ?
Devant la porte, un ange. Or donc, voici l'histoire.
Las! je manque de mots. elle sera donc courte.
Imiter Dante ? Non, Je ne suis pas si tourte.
Je passe la porte en... Je suis dans une ville.
Je suis seul. Pas de voix, pas même : « An 4000. ».
Devant un grand palais, je croise un homme, sage ?
Il se penche sur moi. Là, je vois son visage.
Le prince Misange
- Imbécile, tu l'es,
Le dernier du palais !
Tu as laissé le Diable,
Imbécile, minable,
L'espace d'un instant,
S'emparer de l'enfant !
Pauvre, pauvre royaume,
Son prince n'est qu'un gnome !
- Mère, je suis confus,
Mais pas un mot de plus.
Ceci à ma décharge :
Le Diable dans sa charge
Fut aidé, j'en suis sûr,
Par le Trio Impur.
Aussi, trois créatures,
Trois bêtes, trois ordures
Etaient à ses côtés.
Donc, les dés sont jetés.
Je combattrai le Diable.
Je ne suis pas minable.
Je sauverai l'enfant,
Que sonne l'olifant !
Je vaux plus que Guillaume.
Je ne suis pas un gnome.
Enfin, ainsi fut fait :
Le Diable fut défait
Par le prince Misange
Avec l'aide d'un ange.
Zeus
Sais-tu que je suis Zeus,
Autrement, Jupiter ?
Le formidable Zeus
Que l'on croit en enfer.
Non, je ne suis pas mort,
Simplement ignoré.
Satisfait de mon sort,
Jésus m'a éclairé.
Je domine l'éclair.
La lumière c'est moi.
De mes fils, je suis fier,
Des cieux je suis le roi.
La foudre m'obéit
Et le tonnerre aussi.
Je n'ai plus d'appétit.
Dieu l'a voulu ainsi.
Je dors, j'écoute Jean
Et le monde infini.
Immortel, chef de Pan,
Je suis Zeus. J'ai fini.
Miettes oniriques du ramadan
1-TOUDJA
Oiseau de la montagne,
Oiseau de la prairie,
Chantez : je suis à la campagne.
N'est-ce pas la voix de Marie ?
Un écho répond : « Si. »
Le doute m'accompagne.
Rêve : l'air de Toudja, les maisons, la mairie.
2-CONTROVERSE
- Il nuit, celui qui rit.
- Il porte le bonheur.
- Que cet homme est bête, il sourit.
- Soyez tolérant, votre honneur.
Effacer ce qui a déjà été écrit,
Cela reste mon but. Il est tard, quel malheur !
3-PERE
- Père, où en est l'OTAN
- Oh ! en pleine aventure.
Tu es le frère de Tristan.
Tu as les clés de la voiture.
- De mon esprit, tu dois ôter ce mot : Satan.
Père, une voie est là, celle de la droiture.
4-LA SORCIERE
Les lapins sont nombreux.
Prends garde à la sorcière.
Ce qu'elle fait est douloureux.
Et elle te prend par derrière.
Nous volions dans les airs, mon père et moi, heureux,
Quand elle se montra. Elle était grande, altière.
5-GAINSBOURG
Serge Gainsbourg chantait
Devant le président.
Il était frais, point ne doutait.
Il y avait un adjudant
Parmi tous les présents. Debout, il écoutait,
Mais le pauvre souffrait. « Aïe ! j'ai mal à la dent ! »
Le supersoldat
A Toudja sera même Deodat,
Quand demain viendra le supersoldat
Qui sera grand, un mutant, un surhomme.
Quel sera son grade, à ce gentilhomme ?
Lieutenant ? Capitaine ? Et cœtera...
Or, par sa seule pensée, il pourra
Stopper l'élan d'un saint, d'un patriarche,
D'un chien méchant, d'une voiture en marche.
L'homme viendra d'Amérique, bien sûr.
Il traversera l'Atlantique. Un dur.
Il était comme vous et moi, en somme.
A présent, est-ce un animal, un homme ?
Il est la fierté de ses supérieurs.
Ayons peur, nous qui sommes inférieurs.
S'il n'est pas notre ami sûr, c'est tout comme.
Marchons droit! avant qu'il ne nous dégomme.
A défaut d'échos, de solutions,
La fin du poème en trois questions :
Un désir de l'inconscient, un rêve ?
Cet homme est-il le fils d'Adam est d'Ève ?
Suis-je donc celui qui voit l'avenir ?
Si oui, alors cet homme va venir.
Vers Andromède
Dans plusieurs millions d'années,
Les planètes seront peuplées.
Nous vaincrons l'espace et le temps.
Bien différents seront nos chants.
Nous emplirons la Galaxie.
Il n'y aura plus d'asphyxie.
Passée Mars mais plus, Pluton,
Bien après Enstein et Newton,
Pour les humains que de conquètes
Et seules deux ou trois planètes
Seront encor à découvrir.
Le conseil va se réunir.
C'est le grand conseil galactique.
Cher Lucas, quoi de plus classique ?
Un projet, à l'ordre du jour :
Un long voyage, sans retour.
« Poursuivons notre longue marche.
Construisons une nouvelle arche.
Dans un vaisseau nous partirons.
Vers Andromède, nous irons. »
Evasion
La vision est floue. Où diable sommes nous ?
Une assemblée alien. L'un d'eux porte une armure.
Ils ne sont pas d'ici mais ils sont commes nous.
L'homme le mieux placé parle d'une voix pure :
- Il semblerait bien que les Teïns aient menti.
- Sur quoi, votre grandeur ?
- Sur tout. Sur eux, sur « Lampe ».
Ils ne disent pas tout, je l'ai bien ressenti.
Hum ! parlons leur encor. J'ai mal, maudite crampe !
On envoie donc chercher les Teïns. Sans succès.
Car ils s'étaient enfuis, tous déguisés en princes.
Or, à tous les couloirs les princes ont accès.
« Ces Teïns sont malins mais leurs chances sont minces. »
Les hommes du ministre étant aussi présents,
Ils sont alors chargés de traquer les faux princes.
Le chemin est pentu. Ils ne sont pas causants.
Plus bas, rien concernant la trace des faux princes.
Tout à coup plus de sol. Le parachute ? Ouvert.
Le ministre descend. Un homme l'accompagne.
L'homme touche au harnais. Danger. Le ciel ? Couvert.
Le ministre s'en sort. Ainsi, la mort l'épargne.
A présent, le ministre est à bord d'un vaisseau.
Il regarde dehors. Un homme étrange approche.
« Ce parachutiste est bien trop près du vaisseau. »
Heurtant le réacteur, il brûle. Plutôt moche.
Le ministre parle au commandant du vaisseau :
- Assez perdu de temps. Il faut qu'on les retrouve.
- Nous ne savons rien d'eux. Pour nous tout est nouveau.
- Les retrouver, Ul dit : « Je le peux. » Qu'il le prouve.
Oui, bien étrange histoire. Étrange évasion.
La planète sans nom peut bien être la Terre.
Etaient-ils les témoins d'une âpre invasion ?
Si tel est bien le cas, qui gagnera la guerre ?
<< Nzen >>
Bougie. Et moi sur un balcon,
Seul. Je regardais une affiche.
Alors, franchir le Rubicon ?
Vous me direz : « Mais je m'en fiche ! »
« Nzen », dit l'homme vêtu de blanc.
Ceux de la Guerre des Etoiles.
Qui est l'homme vêtu de blanc ?
Pourquoi la Guerre des Etoiles ?
You can read, you can write
Un tunnel de métro.
Une femme en noir
Attendait devant une porte.
La porte était fermée, elle s'ouvrit.
Apparut un homme, grand et vêtu de blanc.
Il me traîna vers une table
Sur laquelle était posé un livre.
Sa pensée fut la suivante :
« You can read, you can write. »
La fin des dragons
Il y a bien longtemps, Israël inquiétait.
Il était habité par des dragons géants.
Puis vinrent les bateaux ; par dix, par cent, par mille.
Un jour, ces hommes-là iront vers les étoiles.
Ils étaient très nombreux, mais surtout, courageux.
Les dragons étaient, eux, unis et très puissants.
Les hommes durent donc réfléchir, et longtemps.
Des bombes au phosphore explosèrent alors.
On entendit les cris, les râles des dragons.
Elric était absent, Moorcock également.
Une île
Sur l'île où règne le dinosaure,
Mille créatures fantastiques.
Au sommet, un dieu, le spinosaure.
Les hommes sont faibles mais pratiques.
Feu. De la peur et du mouvement.
Le noir et le blanc sont dominants.
Mais moi, je suis dans mon élément
Et les mots ne sont plus importants.
Mon âme
Mon âme est toute blanche.
Gai, mon frère se penche.
Halim, notre chauffeur,
N'aime pas la touffeur.
Notre voiture avance
(Une route de France).
C'est le dernier tournant.
Je le vois maintenant :
Turque et blanc, le navire.
Le grand port nous aspire.
Je regarde mes mains :
Croisée des Chemins.
Hitler
Choix de poésies , de Verlaine :
« Colères, soupirs... »
- Je suis sans haine,
Paul, à nos querelles faisons trêve.
Je ne lis plus, je pense à un rêve :
Un homme marche dans un couloir.
On le salue. On garde l'espoir.
Noir... Les soldats sont au garde-à-vous.
Il sourit. Il n'est pas comme nous,
L'homme fier, le maître de Himmler.
Il se dit : « Je suis Adolf Hitler. »
Mon oncle
- J'ai cassé l'éprouvette.
- Salim, tu es un cas.
- Je suis dans l'embarras.
Tu n'es plus qu'un squelette.
La famille est muette.
On prépare un repas.
- Neveu, n'oublies pas
Que tu es un prophète.
- Ainsi le veut le ciel
Mais j'attends Gabriel.
Il est avec Marie.
Mais s'il venait un jour,
Par la Foi, par l'Amour,
J'irais en Algérie !
Rachid
Y a-t-il un monde meilleur,
Pour le juste, le batailleur ?
Que ce soit le jour ou la nuit,
Y voit-on, y fait-on du bruit ?
Dieu seul connaît la vérité.
Rachid, lui, l'a bien mérité.
« Je vous quitte, je dois partir. »
Quant à moi, je dois m'aplatir.
Ma sœur
Mon père, depuis « l'eau de là »,
Me dit d'aller chercher ma sœur.
Elle était bien là devant moi
Et elle jouait au ballon.
« C'est ma sœur, ma petite sœur. »
J'étais assis, j'étais heureux,
Je faisais de la gymnastique.
L'eau, calme, devint agitée.
« Père ! père ! où est le refuge ? »
J'étais heureux sur cette plage
Loin des responsabilités.
Lara Croft
C'est un drôle d'opéra :
Dans sa voiture est Lara.
Mais à la suite d'un tir,
Elle devra s'en sortir,
Nager, Trouver des amis,
Où ? Loin de ses ennemis.
Enfin, le tout est filmé
Comme un dessin animé.
C'est un ami de Lara
Qui est inquiet pour Lara.
Dans sa voiture il ira,
Jamais ne la trouvera.
Irène la Blanche
« Je traducte mon avis :
Ta femme fera de toi... »
Quoi, ce que femme voudra ?
Irène était en blanc,
Le visage d'un ange
Mais le regard sévère.
Irène, où est ma femme,
Quand tout autour de moi
Seules parlent les ombres ?
La sorcière
C'est une belle Indienne.
Je l'aime et la veux mienne
Mais je suis à ses pieds,
Tout près de ses souliers.
Cela est illicite.
Debout, elle récite
Des incantations,
Des incantations.
Je l'aime et la veux mienne.
C'est une belle Indienne.
Je regarde d'en bas
Une femme sans bas.
Je fais une prière :
Un serpent de lumière,
Plus bas, encor plus bas,
Né du bout de ses bras.
Métamorphose
Une belle brune se retrouve à terre,
Où ? Au beau milieu d'une danse érotique.
Et voici que la main de son partenaire
Révèle le lieu de l'intime fantasque.
Figé à cause de la métamorphose,
Incapable de baiser ce qui émerge.
Si l'homme propose, la vulve dispose :
La vulve n'est plus, ne reste que la verge.
Une femme assise
J'ai fait le rêve de Verlaine,
Ce rêve étrange et pénétrant,
D'une femme qui me comprend,
Une belle au corps athlétique.
Pour aimer et pour être aimé,
Elle voulait que je grandisse.
Bénie soit la femme assise.
Je veux la mort de l'enfant triste.
Le peuple des corbeaux
- Par Dieu, ne sois pas agressif.
- Je le suis à l'accoutumée.
- N'es-tu pas au pied de ton if ?
- Parles-tu de ma bien aimée ?
- Tu mens. Je sais que tu es seul.
Les corbeaux, eux, sont tout un peuple.
L'arbre qui tombe est leur aïeul.
La forêt par eux se repeuple.
Leurs taxis voleront un jour.
Les corbeaux font de la musique.
Il fait chaud comme dans un four.
Monter, descendre est fantastique.
L'accident attend au tournant.
Quant aux corbeaux, vivants ils restent.
Ce pont est un peu surprenant
Pour des oiseaux. Alors, ils pestent.
Souvent traîtres, ces océans,
Surtout après un choc cosmique.
Mais les corbeaux forment des clans
En Europe et en Amérique.
- Je crois bien que tu as raison,
Par le cœur de la Galaxie !
Les corbeaux ont une maison
Mais l'homme est cause d'asphyxie.
Pharaon du néant
Il pleut des olifants
Des femmes, des enfants.
Pharaon du néant,
Ce qui est malséant,
Tu attaques le roi
Qui jouait avec moi.
Jamais nous ne plions.
Nous sommes des lions.
Pharaon, nous serons
Les gagnants. Nous irons
En enfer s'il le faut.
L'amour te fait défaut.
La vague arrive
La vague arrive. La vague est bien là.
Dans une bande dessinée en noir,
La ville attend sa destinée. Espoir ?
Le temps s'arrête. La vague est bien là.
La vague arrive. La vague est bien là.
Dans la forêt, les arbres sont en or.
Ils se balancent, encor et encor.
La mort les guette. La vague est bien là.
La vague arrive. La vague est bien là.
Les hommes ont peur. Ils sont dans les bois,
Ils sont dans les rues. Moi, je les vois.
Les hommes ont peur. La vague est bien là.
Raz de marée onirique
Raz de marée onirique,
Fruit d'une bombe atomique,
Tu sembles porter la mort.
Et c'est un terrible effort
Que d'apaiser ta colère.
Oh ! que la fuite est amère !
Je te fais mes compliments :
Tu me prives de printemps.
Tu me prives d'Amérique,
Raz de marée onirique.
L'homme et la vague
La vague inonde la contrée.
Aucun repos, aucune trêve.
Affronter un raz de marée
N'est possible que dans un rêve.
L'homme doit voler dans les airs
Et se présenter de profil,
Etre vif, tels sont les éclairs :
Sa vie ne tient qu'à un fil.
FRAGMENTS INTIMES
Le Voyageur
Ainsi, je traverse le temps,
A la recherche du printemps.
De mes vies, je me souviens
Mais d'en parler je me retiens.
Fatigué ? Je cherche un passage.
En vérité, je n'ai pas d'âge.
Je survis car je veux apprendre.
Parfois, il m'arrive d'entendre
Un son, des plus mélodieux.
Jésus dit : « Je suis parmi eux. »
Amour
Si je ne suis pas Dante, on me parle d'Amour,
D'une Venus qui plaît, par lui-même coiffée.
Si j'étais en danger, telle serait ma fée :
- Je ne dors pas, je t'aime, on va faire l'amour.
Parle donc, mon amour, dis-moi ce que l'on pense.
Noble est celui qui crée et qui s'en fait toujours.
Que cessent les douleurs, foin des mortes amours !
Elle est tout près de toi, l'exquise récompense.
En vie, si tu l'es, tu te sens déjà mort.
Mais tu veux m'embrasser. Amour est le plus fort.
- Si je suis ainsi fait, c'est que je suis humain.
L'amour est-il plus fort que la mort ? Alors viens.
Ensemble nous irons. Nous briserons les liens.
Bref, je ne joue plus. Amour, tu prends la main.
En hiver
Un morceau de papier pour nos meilleurs moments.
L'alcyon me l'a dit, ce sont tous les amants.
Qui se présente enfin ? L'imagination.
Elle s'enroule en moi, toute ma passion.
Mon frère est un poète et je suis son ami.
J'attends, longtemps. J'attends. Qui est mon ennemi ?
Retrouver ces mots doux tous tombés dans l'oubli,
Diane, n'est pas aisé, quand sonne l'hallali.
Baudelaire est mon père et je suis un sonnet.
Quand Dieu guide mes pas, je deviens un verset.
Je cherche un point commun et je vois l'Univers.
Mon humeur se confond de bleu pâle et de gris.
Only the good die young, oublions le mépris.
Nous sommes en hiver... De la musique au vers.
Le peintre
Devant moi, il n'y a qu'un cintre
Mais je sens le souffle d'un peintre.
Un portrait ou un paysage ?
Il dit : « La vie est un passage. »
- Peintre, que peins-tu mon ami ?
- Un homme, un arbre, une fourmi.
- J'aimerais tant te ressembler.
- Ce que tu vois me fais trembler.
Si j'étais un dragon
J'aimerais bien être un dragon.
Un bon dragon, pas un bougon.
Voler au dessus des maisons,
Cracher le feu sur les blasons.
Je serais solide et puissant,
Dominateur et agissant.
J'habiterais dans une grotte,
Dormirais comme une marmotte,
Rêverais de dieux et d'étoiles,
De vieux ports, de quais et de voiles.
Je serais ce grand animal
Conscient du bien et du mal.
Loin des hommes je survivrais
Plus de mille ans, et je mourrais.
Fenêtre
Le dragon du canal,
Somme toute banal,
Il vole dans les airs,
Sous le grain, les éclairs.
La rose ploie. Il pleut
Mais le dragon se meut.
Manon voit le dragon.
Sa main tient un angon.
Or, Manon a grandi,
C'est une vraie lady.
Le dragon sert Manon
Et la réponse est : « Non ! »
Un homme
L'homme est au bord de la route.
En lui pénètre le doute.
Malgré l'art de lucifer,
Sa nuit n'est pas un enfer.
Lui dit-on tout à son âge ?
Il n'est pas loin d'un village.
A la campagne aujourd'hui,
Oui, le doute est avec lui.
Si dans ville, il y a vie,
Il lui vient comme une envie.
A la campagne aujourd'hui,
Un dragon d'or avec lui.
Le dragon d'or a un doute.
L'homme est au bord de la route.
Malgré l'art de lucifer,
Sa nuit n'est pas un enfer.
Lune
Je scrute le ciel et la terre.
Quels que soient l'ombre, les mystères.
J'aime l'homme, l'eau et la pierre.
Les étoiles sont mes repères.
Je ne suis qu'un grain de poussière.
Je me souviens de Jean, de Pierre.
De mes phases, je suis si fière :
Je suis la lune de la Terre.
Fioritures ?
Et tout en haut du batiment
(Et que de doute en ce moment),
Les doigts de viande et de fromage.
El-Bachir est un homme sage.
Je ne vois pas mon avenir.
Mais je crois bien me souvenir.
Je n'en peux plus. Suit un cri : « Pouce ! »
Le Voyageur ? Sa vie est douce.
Mis en vers, l'espace et le temps,
Les faits, les dieux et le printemps.
Les hommes sont dans leurs voitures.
Il pleut. Il pleut. Des fioritures ?
Là où je veux mourir
J'ai parcouru les steppes mélancoliques
De Russie, les vastes prairies euphoriques
De Yosemite et les vallées nostalgiques
d'Egypte. J'ai vu les collines lyriques
d'Attique. J'ai cueilli l'aube encore humide
A Vinalés, la flamme d'un soleil limpide
A Mammoth Lake. J'ai dérobé tel Paris
De la cité Interdite une fleur de lys,
Sur la Grande Muraille, tel le preu Roland
J'ai combattu l'Armée de Pierre de Xian.
J'ai oublié la triste folie des hommes
A Venise où Adam croque encore la pomme.
J'ai vogué sur les canaux ivres d'Amsterdam,
Délaissé pour Bruges les pensées d'une femme.
Là où je veux mourir, quel lieu pourrait suffire
Pour toutes ces beautés du monde contenir.
Un soir avant la fin
Demain le monde s'éteindra pour moi.
J'ai tant perdu jusqu'à ton souvenir.
De tendres moments reviennent parfois
Ces regards retenus pleins de désirs,
Ces rencontres où l'on ne sait partir
Qui s'étirent sans paroles aimant
Ces ballades au parfum enivrant
Et oublier que l'instant doit mourir.
Je n'ai su choisir le lieu de ma mort
Je l'ai poursuivi de mes vains efforts.
Je n'ai pas songé au prix de ma vie
Pour que la liberté ne soit flétrie,
Par les séides de l'oppression.
En tant de lieux le fait de naître
Scelle un avenir semé de misère
Les élites le rendent délétère.
Une certaine attitude
Les certitudes s'abîment quand vient le règne
De l'incertain. Qui sera dès lors ma compagne
De l'improbable oubli aux si tardifs remords
Les images se sont enfuies
Et les pensées élégantes
Sur le monde se sont amuïes
Dès lors
Je traîne dans l'existence
J'existe par habitude
Par mauvaise conscience
En touriste, pour étude.
Désarroi d'un soir
Le vent transporte le désordre de mon âme
Comme le bonheur me semble ce soir sournois
Cessons de mentir seul parle mon désarroi
Ce regard impossible qui ce soir m'enflamme
Je n'ose le laisser pénétrer dans l'abîme
Où brûlent mes craintes par delà les cimes
De ma volonté. Que meurent enfin mon errance
Ces heures sombres, ombrée de mélancolie
Au creux de la nuit, étreint par ses bras meurtris
Blessée elle même par tant de désespérance.
Héliotrope
Je poursuis ton cycle céleste
J'embrasse, Hélios, ta trace.
Ton parfum envahit l'espace
Telle la chevelure leste
D'une comète alanguie.
De ton corps mon âme languit
De sa vue ne se rassasie.
Le temps m'échappe mon amour
Comme ce mortel vol, le jour.
L'obscurité me ressasit
Mon corps s'évanouit souterrain,
Au cœur ton éclipse m'atteint
Au fond du fleuve il s'éteint
A l'aube je renais serein.
Ce que je suis
Le lent chemin qui m'emmène à la mort
Je le parcours malgré le mauvais sort.
Le néant est ma demeure, de ses rives
Je me glisse dans les brisures du temps.
Porté par la nef du hasard, je dérive
Vers le monde où périt sans fin le printemps.
Affute les malheurs, aiguise ton ire
Déploie sur l'onde amère les noires Erynies
Etends l'infortune aux pauvres sans mot dire.
Mon tombeau ricane sur les terres ternies.
Abîmes
Les flots s'épanchent, j'écoute leur douleur
Une litanie vermeille carillonne
Mon esprit s'écoule le long du courant
J'aspire aux abîmes.
L'écho sans fin des jours érode mon esprit
Telles inlassablement battu par les flots
Les falaises. L'apaisement séjourne au loin
Au fond des abîmes.
Amertume
- Que fais-tu au bord de la mer ?
- Je t'attendais, Laura Palmer.
- Pourquoi es-tu si malheureux ?
- Je suis jeune et déjà si vieux !
- Agent Cooper, quel âge as-tu ?
Plus rien : l'agent Cooper s'est tu.
Un son, cible fadaise
Un son, cible fadaise ; une voiture, un pont...
Un mur, des tags brûlants ; Adam et Eve sont.
Une vague, un serpent ; du blanc dans un manoir...
Il glisse sur le sol. Au fond, un carré noir.
Etouffés, les démons, le son, les mots rampants...
Le feu éteint la flamme. A bas les sacripants !
Le voile est apparent, la porte est dans le vent.
Trois hommes voient la Mort mais Paul va de l'avant.
Quelque chose bouillonne
Quelque chose bouillonne en moi.
C'est une étrange créature.
Et tout mon corps est en émoi.
Le démon est sous la toiture.
Les eaux montent, montent en moi.
Là, je suis dans une voiture.
« Salim, tu dois laver le roi. »
Je mange de la confiture.
Je ne suis pas content de moi.
Je suis près d'un point de rupture.
Je ne peux m'approcher du roi.
Me reste la littérature.
Jeanne
Ô tu es la plus belle
Par Dieu, oui, par Allah,
Toi, Jeanne la Pucelle,
Sous les traits de Milla !
Et que Dieu ait ton âme,
Dieu, ce vieux sacripant.
Tu es plus qu'une femme :
La foi et le coupant.
Emma (Uma)
J'embrasse la main de la belle Emma.
John Steed sourit : il n'a que des amis.
Emma : « Gare, ce sont des ennemis ! »
Emma se fache. Mais en fait, Uma...
Uma, ma reine, je suis un Kabyle.
Je viens d'un pays nommé Algérie.
Si Béatrice fut mon égérie,
Je suis le sot, devant Dante l'habile.
La plage
Il faisait encor beau, quand la divine Alice,
Sur la plage aux cœurs doux planait, dominatrice.
Ses pieds or et argent effleuraient nos visages.
Sur le sable, nos corps formaient un long rivage.
Frivole, elle chantait en traversant la plage :
Un homme l'attendait, au bout de son voyage.
Mektoub
La vie est difficile.
On se sent inutile
Quand on est sans travail,
Au niveau du bétail.
Pourtant, je crois en Dieu,
En un juste milieu.
Je crois en Dieu, je pleure.
Où donc est sa demeure ?
Un soir
Le soir. La lune et les étoiles.
Dante : « Arachné compte ses toiles. »
Je marche seul. Je suis sans fiel.
Un avion est dans le ciel.
La vie me semble légère.
Je n'ai pas vu la boulangère.
Ami de Keats et de Prévert,
J'imagine que tout est vert,
Que l'homme ira au purgatoire.
L'oiseau me dit : « J'écris l'Histoire. »
Trou noir
« Les rois morts peuvent-ils sauver leurs âmes ?
Or, Hassan II fut l'un des plus infâmes. »
Hommes et femmes sont dans leurs voitures.
Noir... Îles peuplées de créatures.
L'homme crie comme le dinosaure.
Les femmes n'apparaissent qu'à l'aurore.
Nous prions, pour le salut de leurs âmes,
Pour le salut des hommes, même infâmes.
Le prophète
Double tranchant muni,
Ce prophète est une arme.
Sur sa joue une larme :
Pour le roi, cest fini.
Il rêve d'infini.
Ce prophète a du charme.
S'il se sert de son arme,
Il doit être puni.
- Puni, le roi des rois ?
Dis-moi, serais-tu noix
Pour parler de la sorte ?
- Puni, le roi des rois.
Moi, je suis moi, je crois.
Que le diable t'emporte !
Dieu, l'homme, les étoiles
Dieu existe-t-il ? Présence ou absence...
Salim est-il le prophète caché ?
Je constate une perte de puissance,
Mauvais poète ou poème lâché.
Les rêves ont une direction,
Celle des étoiles. Seul vrai problème :
L'homme et son pouvoir de destruction.
Donc, faudrait-il prier pour qu'il essaime ?
Couleurs
L'Univers, ce bric-à-brac,
L'Univers, qui le dirige ?
Dieu, ce vieux père prodige ?
Moi, j'en parle. j'ai le trac.
Je pense à mes vers. Je tremble.
Tant pis, je dois me lancer.
L'important est d'avancer.
L'Univers : nous tous, ensemble.
Le noir... Une explosion...
L'Univers est une toile.
Prévert disait à l'étoile :
« La vue ? Une illusion. »
Dieu, Prévert et la grande arche.
Point commun ? Création.
Quant à moi attention :
Vers uni à l'envers marche.
Il est fort mais il rit peu.
Dieu ne veut pas de cet ange.
L'ange devient Michel-Ange,
Semeur de vert et de bleu.
Rêve gris, poème, miette,
Blanc, rime nette, cheval...
Rouge, plumage féal,
Tel est le sang du prophète.
Le feu a pris le dessus,
La vision est orange.
Couleurs, noir seul me dérange :
Dieu s'éloigne de Jésus.
- Quelle est cette mélodie ?
- Le chant du Pourpre Profond.
Magique, en toile de fond.
Du Hard. Oubliez Blondie !
Ritchie Blackmore n'est pas Dieu.
N'en faisons pas une idole.
Deep Purple ? Moi, j'en raffole.
Concrete God, ça craint un peu.
Couleurs, une promenade,
Autant dire un bric-à-brac.
C'est l'Univers, c'est le trac.
Poursuivons notre salade.
Averse. Un bel arc-en-ciel...
Hélios ne fait plus la tête.
Lui qui sur son char, en fête,
Radieux, parcourt le ciel.
Enfin, j'aime le turquoise,
Le carmin, et Antarès,
Les fresques du grand Ramsès.
Quant à la suite : chinoise.
Sans mode d'emploi
Sans mode d'emploi,
Je ne sais rien faire.
Le washing du roi
N'est plus mon affaire.
- Dès lors, ton affaire...
- Ce vers a cinq pieds.
- Moi, que dois-je faire ?
- Mettre tes souliers.
Retour
Jésus est de retour,
Juif, chrétien, musulman.
Il appelle à l'amour,
Le Français, le Birman.
Mais sa voix est petite,
Il a perdu son bras.
Sans pain, sans eau bénite,
Il est dans l'embarras.
Jésus, qui peut l'entendre ?
Salim n'est qu'un poète
Qui couve sous la cendre,
Un tout petit prophète.
Plutôt que de tuer
Je ne suis ni pour l'arrogance des uns
Ni pour la folie des autres. Les uns
Sont sensibles. Les autres ne le sont pas.
Et les assassins sont nombreux ici bas.
Les uns ont tort, les autres sont au pouvoir.
Un homme s'assied à même le trottoir.
L'humanité avance, mais à quel prix !
Plutôt que de tuer, prie. Un crucifix ?
12 septembre 2001
Aux U.S.A., 5000 morts
La veille. Parlons des transports.
Du jamais vu, même en rêvant.
A Paris, tout est comme avant.
5000, et peut-être bien plus.
Très grave, que dire de plus ?
Or, la mort frappe aussi l'élite.
Ici, nous attendons la suite.
Un drapeau
C'est un autre drapeau,
Américain, je crois,
Et quelqu'un veut la peau
Du drapeau que je vois.
Oussama Ben Laden ?
C'est à chacun son tour.
Le Gardien de l'Eden
Me le dira un jour.
Africain
Difficile de vivre en France :
Peu de joie et tant de souffrance !
J'ai pleuré, pensant aux deux tours.
J'ai réfléchi, fait des détours :
Je ne suis pas Américain.
Ah ! mais non, je suis Africain !
Mais, Salim Benabdelmoumène,
Sache bien où cela te mène.
Satan chemine
Heart of America,
I am from Africa.
Nous sommes en automne.
La vie est monotone.
Il pleut des feuilles, Sam,
Quatre pieds puis ramdam.
Je sais qu'il y a pire
Au sein de ton empire :
La guerre, la famine...
Heureux, Satan chemine.
L'Haÿ
Cœur brisé sur une poubelle,
Nuage sur main de la belle,
Arrêt du bus et banc tagué,
Moi assis, un peu fatigué,
Tambourinant sur le classeur.
Banque fermée, argent... Penseur.
Le 286 passe.
J'attends ma mère ou je me casse ?
En rouge et noir, la vie est belle.
L'Haÿ, sur une autre poubelle.
Dans la ville
Un arbre dans la ville ;
1, après l'an 2000.
D'autres arbres sont là
Bien après Attila.
Des fleurs et du gazon.
Feu rouge à l'horizon.
Restent quelques jardins,
Quelques vers anodins.
Dieu, Samson, Dalila,
La nature est bien là.
Petits poèmes
Petits poèmes que tu sèmes.
Ce que tu hais, ce que tu aimes,
Ce qui te passe par la tête.
- Un air gai, pour faire la fête.
Ils sont à leur place, les mots.
Anciens, lancez vos javelots !
Quand un poème est bien construit,
Plus jamais rien ne le détruit.
Jésus, Jésus
Jésus, Jésus, je suis un enfant.
Je suis petit. J'aime l'olifant.
Je ne serai jamais un prophète.
Trop de tracas. Je suis un poète.
Bannies, les tours. Dérision.
Jésus, je pleure. Je hais l'avion.
Moi contre moi
J'ai de mauvaises pensées.
C'est que je suis imparfait.
Satan a laissé des traces.
Jeûner n'est pas efficace.
« Il n'y a de dieu que Dieu.
Mahomet est son prophète. »
Je me bats contre mon... quoi ?
Non, rien, c'est moi contre moi.
Anna
- Anna, mon rêve est-il plus beau quand on le sème ?
- Sois donc un peu plus clair.
- Dans la rue un je t'aime...
- Qui vivait nu sans peur, sans gêne et sans remords...
- Avec du sable d'or, tu recouvres son corps.
- Puisque je ne puis pas savoir
Ce que tu penses, je t'écoute.
Ta voix en vain peut se mouvoir,
Je poursuis mon songe et mon doute.
- Bref, welcome dans mon bric-à-brac.
- Ne m'en veux pas car j'ai le trac.
- Oh ! je ne t'en veux pas. Quel thème !
Mettons donc fin à ce poème.
- La poussière d'un songe
N'est-elle que mensonge ?
L'œil de Magali
Là, sortir de son corps...
- L'au-delà, c'est joli ?
- On est si bien dehors !
Suit l'œil de Magali.
Magali chante. Un cri :
- Maldoror est un con !
- Va savoir, dit Henri,
Qui est bon ou moins bon.
Difficile, en effet.
Magali est le bien,
Jésus et Mahomet.
Le mal est plus ancien.
Nathalie
La belle Nathalie,
Japonaise et polie,
Est tout à son travail
(Plus qu'un simple détail).
Au Collège de France,
Je retombe en enfance
Je passe mon chemin.
Je suis un Abbyssin.
C'est l'heure de la pause.
La question se pose :
Faire un trou dans un mur ?
Pour la rime, bien sûr.
Les mots comblent le vide.
Pourtant, j'ai lu Ovide.
J'ai bu tout mon café.
Zut ! je suis mal coiffé.
De nouveau devant elle...
Aucun doute, elle est belle.
Nathalie sourit.
L'Automne s'en nourrit.
Vous êtes mort
Vous êtes mort, Monsieur Seuramme,
Qui donc priera pour votre âme ?
Vous m'avez laissé sans travail,
Sans foi, au niveau du bétail.
A moi est la main assassine.
Du mal vous êtes la racine.
Je m'en vais. Un vent malfaisant
M'emporte. Je tue, à présent.
A propos d'un rêve
- Victor Hugo parlait beaucoup.
Et Salim accusait le coup.
- Victor Hugo, ou bien son buste ?
- Son buste, pour être plus juste.
- Victor Hugo, prétend Salim.
C'est un coup de l'ange Éloïm
Ce gaspillage de salive.
Et quand on rêve tout arrive.
Deux petites planètes
Deux petites planètes
Où l'emporte le bleu.
Traverser l'Univers
A la quête d'un dieu.
Closes, elles passèrent,
Brûlées par un feu.
Bien sûr ! j'avais un ventre,
Je n'aimais que tes yeux.
Dans le désert
Dans le désert on pense.
Si tout est relatif.
Si le taré compense.
Courant, alternatif.
Point de philosophie,
Je te parle. tu ris ?
Quelque part est Sophie.
Moi, je reste à Paris.
Yes, you are bad
Le Soleil, pour t'éclairer,
Et la Terre, où demeurer.
Cent poètes tu avais
Mais toi... Beurk ! tu es mauvais.
Qu'allons-nous faire de toi ?
L'enfer t'attend, gare à toi !
Par chance, j'écris l'histoire :
Tu iras au purgatoire.
Tu te crois tiré d'affaire,
Que j'écris ça pour te plaire :
L'enfer pour le Grand Mauvais
Car toi, tu n'es que mauvais.
Le purgatoire ? Souffrance.
Toi tu ris, tu es en France.
Quant à mes rêves
- Quant à mes rêves, je n'y peux rien.
- Etre à ses pieds, cela n'est pas bien.
- Que faire ? Cette femme est si belle !
- Ne pas tomber. Rester auprès d'elle.
- Bref, plus facile à dire qu'à faire.
- Cela n'est pas une mince affaire
Certes, mais cela reste possible.
- Non, car cette femme est insensible.