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MIETTES ONIRIQUES
suivies de FRAGMENTS INTIMES
TOME IV
( Salim Benabdelmoumène – FRA )
Super-héros
1-SPIDER-MAN ET LES MIETTES ONIRIQUES
Spider-Man flirte avec les Miettes oniriques.
Couleurs... Super-héros venus des Amériques.
Alternance de blancs et d'illustrations,
Le recueil est plaisant et sans citations.
2-SUPERMAN ET BEATRICE
Superman portait Béatrice.
Tous deux volaient vers la matrice.
Béatrice était amoureuse.
Superman la voulait heureuse.
Or Loïs Lane était absente.
En rêve, l'erreur est fréquente.
3-GRATTE-CIEL
En verre, une toile d'araignée...
Aucune mine n'est renfrognée.
On voit le ciel et des bâtiments.
Un beau gratte-ciel, mes compliments.
Les X-Men, et bientôt Spider-Man :
L'autre famille de Superman.
Les super-héros sont dans la ville.
Ils sont nombreux, peut-être bien mille.
Je suis Spider-Man
Oncle El-Hachemi, je suis Spider-Man.
Je lance la toile et j'adhère au mur.
Au fait, Spider-Man, c'est Peter Parker.
Moi, je suis Salim, non Peter Parker.
Mais j'ai son costume, j'ai ses pouvoirs.
Regarde cette image sur le mur.
C'est moi, c'est moi. C'est aussi Spider-Man.
Oncle El-Hachemi, qui est Spider-Man ?
La vague
Toujours la plage,
Pas un orage...
La mer s'agite.
Moi, je m'abrite.
Les eaux qui montent
Et me ressentent,
Que j'entends bruire,
Veulent me nuire.
Vague géante
Ou plaie béante ?
Raz de marée,
Mer préparée...
Sens, je te cherche.
Tu tends la perche ?
Une blessure.
Je me rassure,
Je me relève.
La vie est brève.
Invasion liquide
Invasion liquide...
La plage était en moi.
Dans sa course rapide,
L'eau était en émoi.
Un vrai raz de marée
Se dirigeait vers moi,
La vague préparée
A ne noyer que moi.
Maudits : Adam et Ève.
Je me mis à courir.
Ce fut la fin du rêve :
« Je vais bientôt mourir. »
Orques
Des hommes, des femmes sont là.
Ensemble, ils regardent la mer.
Ils sont bien cent âmes. Holà !
Quel objet peut servir d'amer ?
Escorté par des épaulards,
Notre bateau quitte le port.
La mer est calme (sans bobards).
Les orques éloignent la mort.
Le roi et le football
Le roi s'ennuie,
Un prélude au match de football.
Tombe la pluie :
Le roi n'aime pas le football.
Le trône est large.
C'est l'Egypte contre l'Iran.
Le roi est sage,
Paul. Non, ce n'est pas un tyran.
Trois pour l'Egypte,
Iran trois. Penalty sifflé
Pour l'Iran. Crypte ?
C'est le but en or appelé !
But ! L'Iran gagne
Enfin soulagé, le roi souffle.
Le peuple-bagne
L'acclame. Ce qu'est la maroufle.
Transfert
Le transfert de matière...
La fratrie, elle, est fière.
Je lance le rayon
(Suit un coup de crayon).
J'embrasse ma cousine,
Ses cheveux bleu marine.
Je me brûle les doigts
Et qu'importe le poids.
Je retrouve la Muse.
A présent, je m'amuse.
Oui, je viens de rêver.
Je m'apprête à trouver.
A vous de me comprendre,
De me croire et d'apprendre.
Un seul rêve à la fois ?
Je respire, je croîs.
Je m'arrête d'écrire.
Je ne dois pas en rire.
Je suis dans l'embarras.
Hugo, guide mon bras.
Béatrice
La belle Béatrice
N'est pas dans la matrice.
Au pays des poèmes
Tous les tirs sont les mêmes.
Béatrice, c'est moi
Qui doit chanter pour toi.
Que dire, Béatrice ?
Femme dominatrice,
Certes tu ne l'es pas.
Mais il n'y a qu'un pas
Que tu ne feras pas
Car Alice n'est pas.
Mes rêves
La femme veut m'écraser.
La vague veut m'écraser.
Superman est dans les airs.
Zeus domine les éclairs.
Thor est avec Spider-Man,
Et Robin avec Batman.
Dieu, lui, a l'air absent.
Jésus Christ est mécontent.
Ian Gillan chante la nuit,
Robert Plant quelquefois suit.
Vaisseaux, voitures volantes,
Des robots et des mutantes.
Mon père est avec les anges.
Toudja... Ouafa... Des mélanges.
Je fuis
Je crois me souvenir.
Je fuis dans l'avenir.
Le buste d'un poète...
Je croise le prophète.
Spider-Man... Sont magiques :
Les Quatre Fantastiques.
Les requins me font peur.
Je rêve de grandeur.
Du sable contre les Tawns
Autre temps, autre lieu, autre destin.
Une guerre oppose les Oyds aux Tawns.
Canons fixes contre canons mobiles.
Lasers verts contre lasers violets.
Par milliers, les canons tawns lâchés
Depuis les vaisseaux pilonnent sans cesse
Les défenses oyds. Comment interrompre
Ce cycle infernal ? La solution
Est trouvée par un enfant oyd, Dal :
Verser du sable sur les canons tawns.
Les canons touchés se muent en hommes
Qui se ruent sur les défenseurs oyds.
La fin de la guerre est un corps à corps.
Enfin, le sable vient à bout des Tawns.
Deux sur trois
Je saute dans le vide.
D'éther, je suis avide.
Je flotte dans les airs
(Sans pluie, sans éclairs).
Et là, à qui la faute :
Un premier enfant saute.
L'atteindre, le saisir,
Le sauver : mon désir.
Toujours pas de ma faute :
Un deuxième enfant saute.
Et moi, péniblement,
Je l'attrape. Un moment,
Je vole, à qui la faute ?
Un troisième enfant saute,
- Pendant que je descends
Et qu'à voler j'apprends -
Me dépasse et s'écrase.
J'ai deux mains à la base
Et de quoi m'occuper.
Je ne peux attraper
Paul, Patricia et Pierre.
Je me pose sur terre
Avec les deux enfants,
Deux enfants triomphants,
Deux, Patricia et Pierre.
Je me pose sur terre.
Paul, le troisième est mort,
Après tirage au sort.
L'ennui
Quand on s'ennuie,
Tout part, ne reste que la suie.
Et le temps passe.
Mais aussi l'avenir s'efface...
- Mon frère est plat.
- Et alors ? N'en fais pas un plat.
Ah ! oui, l'humour.
Mais ne rêvons plus. Et l'amour ?
Animal
Mon prénom ? Hannibal.
Dans mon rêve à présent.
Sans doute un hôpital,
Et mon père est présent.
La belle et ses amis
Sont dans cet hôpital.
Je vois des agamis.
Je suis un animal.
Tarzan
Tarzan a deux enfants : un garçon et une fille.
Mais des gangsters attaquent la maison de Tarzan,
Tentent d'enlever les enfants, une fois, deux fois.
Ils attaquent et attaquent. Ils foirent à chaque
Tentative car Tarzan est toujours là, présent,
Pour les en empêcher. Alors, les gangsters reviennent
En force. Ils ont des armes redoutables. Tarzan
Est le seigneur de la jungle. Il fait donc appel aux
Eléphants, aux rhinocéros, aux lions et au
Peuple des gorilles. Quant à la fin de l'histoire...
Lino, Gérard et les autres
Lino Ventura, oui, Gérard Philipe et d'autres,
Plus Lino Ventura, ton père, et tu te vautres !
- Salim n'est pas un mort. On ne veut pas de lui.
- Ne va pas avec eux. Reste où tu es. L'ennui,...
Si Lino Ventura me laissa là, en rade,
Mon père agit en sage, en plus que camarade.
Donc, je reste où je suis mais je ne comprends pas,
Et ce mot, farfelu, s'avance pas à pas.
Pirates
Sont otages : des hommes, des femmes
Et quelques membres de ma famille.
Mais bien plus tard, une porte s'ouvre :
Les otages se sont libérés.
Oussama Ben Laden, quelques îles.
L'homme est très riche : armes et bateaux.
Quelque part, l'île de Ben Laden.
Il faudra s'emparer des bateaux.
Mais ces hommes-là sont des pirates.
On ne peut s'emparer des bateaux.
Tactique ? Les prendre par derrière.
Eperonner, couler les bateaux.
Ils attaquent un bateau anglais.
Plus de temps, il faut les attaquer.
Le bateau coule, plus de trésor,
Notamment la bague de la reine.
Police
Je suis le chef des policiers.
On doit arrêter des bandits.
On a découvert leur repère
Mais leurs chefs sont déjà partis.
Ne restent que les serviteurs :
Les noirs, eux, parlent l'espagnol ;
Les blancs sont les plus dangereux.
Coups de feu et hommes à terre...
Elle ou moi ? Je tue. Je meurs.
Le diable et son démon
Ils sont deux, là, devant moi :
Le diable avec son démon.
Le démon s'attaque à moi.
Que faire dans ce cas-là ?
C'est alors que je la vois :
Une plante carnivore.
Un : je pousse le démon.
Deux : il tombe sur la plante.
Trois : la plante le dévore.
Mais le diable n'est pas mort.
Stars
1-AZNAVOUR
Aznavour chante. Nous, on a beaucoup de chance.
On applaudit. Alors, ravi, il recommence.
2-JOHNNY ET EDDY
Johnny et Eddy : « Où est le prophète ? »
Tapi dans mon rêve et dans les toilettes.
3-GAINSBOURG
Gainsbourg, tu n'es pas mort.
Ton amour est trop fort.
X nue, voix qui flotte :
On appelle Charlotte.
4-JIMI
- Qui joue de la guitare,
Gai, au milieu des fêtards ?
- Le fameux Jimi Hendrix.
5-ELVIS
Elvis Presley n'aimait pas les maths.
Pendant les cours, il rêvait de femmes.
Celle qu'il aimait ? Il l'adorait.
Devenu star, il aurait changé.
6-MADONNA
Il est une âme bleue et rouge
Et deux rêves, dont un qui bouge.
7-MADONNA
Ce sont quatre rêves à présent.
Le troisième ? Le plus déplaisant.
8-CLAUDIA
La plus belle Claudia du monde
Est dans mon rêve et toujours blonde.
Claudia (nous sommes à Toudja,
Après le règne de Bahdja,
Dans la chambre de mes parents).
Comme ses rais sont pénétrants !
9-CLAUDIA AGAIN
Claudia is a nurse in a hospital
But she use her tongue like an animal.
10-SHARON
Sharon Stone marche vers moi.
Tout mon corps est en émoi.
Sûr, la nuit nous appartient.
Beau rêve jamais ne tient.
11-DENISE
J'ai rencontré Denise Richards.
Elle était belle ; elle était brillante.
En moi fut cette réflexion :
« Je ne dois pas tomber amoureux. »
« Pourquoi pas ? »
Telle fut sa pensée.
12-DENISE
Toi, Denise Richards, ton pied sur une fille,
Serais-tu la Déesse à la Clé ? Ta famille
N'est pas la mienne mais ce rêve nous unit.
Dis-moi que tu n'es pas celle qui nous punit.
13-MARILYN
La plus belle femme de tous les temps ?
Pourquoi pas celle qui est sur la plage,
Si gaie. Elle entre dans l'eau en courant.
Elle s'appelle Marilyn Monroe.
Les enfants d'or s'échangent ses photos.
14-MARILYN
Marilyn brille. C'est une étoile.
Marilyn nue garde son voile.
15-NICOLAS ET LA TOUR
Nicolas Cage is a cow boy.
His magic gun is not a toy.
Une tour, grande, est a construire
(A construire et à reconstruire).
16-ARNOLD
Arnold me pose un problème :
Du muscle dans mon poème.
Deux rêves, beaux, farfelus :
Terminator... Vers voulus.
17-ARNOLD
Ce sont trois rêves à présent.
Il est fort, il est imposant.
Un vrai destructeur, cet Arnold,
Lui qui rime avec Léopold.
18-LA FORÊT
Il fait sombre dans la forêt.
Je suis entouré d'acteurs et
De comédiens.
- Que faites-vous
Donc tous ici ?
- Nous sommes morts.
Le Mal
1-CINQUIEME ELEMENT
Le Mal, cinquième élément, brûlera en enfer.
Telle est la volonté de Dieu, contre Lucifer.
Les quatre textes sacrés formeront un carré.
Des flammes, de la douleur : oui, le diable a sombré.
2-J'AI VAINCU LE DEMON
Avec l'aide de Dieu, j'ai vaincu le démon.
Un démon très puissant, un terrible démon.
La porte était fermée. En étain, le damier.
A présent, je vais mieux, Dieu est bien le Premier.
Les prophètes
1-JESUS
J'ai vu Jésus Christ, le prophète attendu ?
Pause. Je respire. Tout n'est pas perdu.
Assis, entouré d'enfants, le Christ sourit.
Pause. Je réfléchis. Puis Salim écrit.
La nuit. Le Christ est au dessus de la foule.
Pause. Sur le trottoir, un pigeon roucoule.
Le Christ est sur la croix. Il est en colère.
Fin du poème. Vide. Un seul mot : galère.
2-MAHOMET
Dante avait tort, ce grand poète :
Mahomet est un vrai prophète.
Je le sais car la nuit dernière,
Il m'est apparu, en lumière.
3-MA MERE ET MOI
- J'ai rêvé de ton père,
Ton père avec Jésus,
Ton père, un musulman.
- Par trois fois je l'ai vu,
J'ai rêvé de Jésus.
Ma sœur ne m'a pas cru.
4-JESUS ET LES ETOILES
Jésus attire les étoiles.
Il est temps de mettre les voiles.
La Lune, Mars, la Galaxie...
Il n'y aura plus d'asphyxie.
Jésus était avec sa sœur,
Enfant-dieu, futur bâtisseur.
Jésus et les étoiles sont...
Je n'en sais rien. Peut-être un pont.
5-MAHOMET
Mahomet était avec ses fidèles.
Tous étaient assis et se parlaient.
Ce qu'ils se disaient ?
Je ne l'entendis pas.
Pour le savoir, il y a la sunna.
Baptiser Hassan II
Certains rêves laissent des traces.
Certaines douleurs sont tenaces :
« Tu dois baptiser Hassan II ! »
Un tel projet est hasardeux.
« Kalam Allah... qui es-tu toi ? »
L'homme en blanc s'adressait à moi.
Que répondre ? Je reste coi.
Je ne suis pas l'égal d'un roi.
Onem
Ils voulaient un ciel bleu et une mer calme.
Les marins invoquèrent Onem.
Alors, Onem apparut dans le ciel.
Il dissipa les nuages, éclaircit le ciel.
Mais il ne put en faire davantage
Car d'un coup, le ciel devint sombre
Et la mer se déchaîna.
Onem n'était ni Zeus ni Poséidon.
FRAGMENTS INTIMES
Certains vers
Certains vers sont dans ma mémoire,
D'autres ne sont pas nés encor.
Pour accroître mon auditoire :
Je suis l'aîné, le dragon d'or.
Quant à l'autobus, il avance.
Je suis pris dans un courant d'air.
Bref, je manque de confiance.
Le ciel ? Bleu. Pas un seul éclair.
Au fond de moi
Au fond de moi, je cherche encor.
Qui suis-je ? A qui donc est mon âme ?
Je vois parfois un corridor.
Je suis celui qui tient la flamme.
Leurs mots ont traversé le temps,
Les poètes et les prophètes.
Moi, j'attends toujours le printemps.
Allons, que cessent les diètes.
MôA
MôA, globule rouge,
MôA belle hématie;
Issu de Cœur, vis, bouge,
Toi qui hais l'inertie.
Et dans ce corps de femme,
Tu vas à l'aventure.
Je dirai que ton âme
Est de belle nature.
Certes, ta vie est courte.
C'est une vie intense.
Le contraire de tourte
(C'est à toi que je pense).
Cheminement
Les abeilles font leur miel,
Les corbeaux sont dans le ciel.
« Luxe, calme et volupté... »
Baudelaire en vérité.
Deux motards de la police...
La loi... Eloigner le vice.
Le bébé dans la poussette...
Et pour la rime : sucette.
Désir seul
Nous sommes entourés de corbeaux.
J'ai soif, sinon. Drôles de bestiaux.
Collège de France et café noir,
Un temps parfait, qui est au pouvoir ?
Manon n'est pas. Mais il faut tenir.
Je ne sais si l'enfant va venir.
- Monsieur, vous êtes un cérébral.
Désir seul, du mousse à l'amiral.
Un homme en bleu
Qui protèges-tu,
Moi, le président ?
Qu'importe, car tu
As mal à la dent.
Je ne sais qui tu
Es. Je suis prudent.
Je vois ce que tu
Fais. Soigne ta dent.
Main dans la main
N'aimerais-tu point voir dans l'avenir
Les voitures volantes devenir,
Les vaisseaux par milliers s'envoler ?
Ces hommes, leurs rêves ont dû brûler.
La fin du monde est-elle pour demain ?
Répondre non. Marcher main dans la main.
Chanteurs
- J'ai laissé Ian Gillan pousser seul son cri.
Il le fait si bien. Bien mieux qu'un canari.
Dans mes rêves, il ne chante que pour moi.
Oui, je l'avoue, je ne pense qu'à moi.
Autre grand chanteur : Freddy Mercury. Lui,
J'aimerais bien le rencontrer.
- Pense à lui.
- Gainsbourg par deux fois m'est déjà apparu.
Or, Freddy et Serge ont tous deux disparu.
Ondulations
Ma poésie ondule à mort,
Aujourd'hui haute et demain basse.
Passé du temps, malgré l'effort,
Certains vers passent à la casse.
Il faut alors les remplacer
Par des vers un peu plus coriaces.
Ceci fait, il faut s'effacer.
Léa seule laisse des traces.
Un jeune homme s'endort
Un jeune homme s'endort tout près de sa maîtresse.
Ombre de son beau pied ne sera plus foulé
Si jamais devenu l'égal de la déesse.
Elle ouvre la porte mais elle cache la clé :
C'est un vieil aveugle, vaincu par sa faiblesse,
Qui se met à ses pieds. Elle l'avait appelé.
Bientôt 2002
Un désir : revoir l'an 4000
Et me promener dans cette ville ;
Retrouver les voitures volantes,
Les trios de fusées géantes.
Bientôt l'an 2002, l'euro.
Quant à moi, j'ai peur du point zéro.
Cela peut vous paraître stupide :
Comparer la Terre à l'Atlantide.
Images
Les enfants, les fleurs, les animaux :
Images, pour oublier les maux.
Car on attaque l'Afghanistan,
Le frère, l'ami du Pakistan.
Suis-je du côté de Ben Laden ?
Non, je suis le Gardien de l'Eden.
Les rêves ne sont que ce qu'ils sont.
Mais quant au bien, au mal qu'ils nous font...
L'humanité
L'humanité est source de douleur
Et je ne souhaite que son malheur.
Même en rêve je hais l'humanité.
Ce qui lui arrive est bien mérité.
Ma colère à présent s'est apaisée.
Si les nuages leur course est aisée,
Il n'en n'est pas de même pour les hommes.
Autrement, fallait-il manger les pommes ?
Serpents
Le serpent du lac,
Dans mon bric-à-brac,
Doit tenir sa place
Car il te remplace.
C'est un long serpent
Noir, un vieux serpent.
David Coverdale
Au blanc est fidèle.
Le dernier serpent
Est petit, rampant,
Telle une couleuvre.
Le serpent manœuvre.
Mélange
Marquer l'histoire.
Le purgatoire...
Adam et Ève...
Connu, ton rêve.
Bobard, missile,
Soupir, fossile,
Voisin, terrasse,
Oubli, fugace,
Cité, étrange,
Mordu... Mélange.
Plus rien ne bouge,
Sablier rouge.
Il fait beau
Il fait beau mais je m'ennuie.
Paris n'est plus sous la pluie.
J'écoute de la musique.
Poésie : don cosmique.
Un dévoreur de planètes ?
Non point, au nom des poètes !
Un peu de mythologie
Kabyle, un peu de magie :
Le taureau porte le monde.
Les enfants font une ronde,
Une ronde autour du monde.
Le sais-tu ? Noëlle est blonde.
Va donc chez Gallimard
Un bracelet en or
Et la broche est en or.
N'en faites pas un drame,
Je regarde une dame.
Elle se bat pour moi.
Son métier est la loi.
Elle me dit alors :
« Tu ne vis pas, tu dors.
Salim, il se fait tard.
Va donc chez Gallimard ! »
Hélène-Laure
Nous sommes en automne. Il pleut trop dans ma vie.
Prénom Hélène-Laure... Elle me donne envie
De rire et d'espérer. Mais je reste muet.
Quand on est un poète, on doit être discret.
D'idées, beaucoup trop se mêlent dans ma tête.
J'entends parler de moi. On dit que je suis bête.
Mais il faut oublier. Ce poème est pour toi,
Hélène-Laure, oui, toi. Un dessin ? L'enfant-roi.
Des mots
Quelques mots pétris par les mains d'un poète,
Deux mains longues et fines, deux mains (la tête) :
Un poème est né, c'est donc un jour de fête.
Un ennui : bien net, le souffle de la Bête.
Métro
1-PLEURER NE SERT A RIEN
Pleurer ne sert à rien et pourtant je pleure.
Je ne fuis pas Amour (Ted dort à cette heure).
Un long serpent blanc traverse le métro.
Un éclair en trait. Je pense à Ororo.
Tel l'oiseau phénix je renais, j'étais cendre.
Volant dans les airs, je ne veux plus descendre.
2-LA VIE, Ô GAÏA
La vie, ô Gaïa, est un recommencement.
Au centre du vieux monde, est-ce moi ? Nullement.
Je réfléchis par trop. Le temps ? A l'action.
Je suis dans le métro. Arrêt. Citation :
« Parisien, mon frère à jamais étonné,
Montons sur la colline où le soleil est né... »
3-PUBLICITE
La belle côtoie l'indigent
(Encor de la publicité).
Quant à moi, le petit agent,
Je suis noyé dans la cité.
Je sais que je rentre chez moi.
J'ai aussi de quoi me nourrir.
Mais j'ai un peu honte de moi.
Ma foi m'empêche de mourir.
4-RETOUR AU NEANT
Un pigeon et deux éléphants,
Trois alcyons, quatre olifants...
C'est le début de mon poème
Mais je n'ai pas trouvé de thème.
L'homme assis à même le sol ?
Le métro ? Le manque de bol ?
Pourquoi pas l'ombre d'un géant ?
Déjà pris. Retour au néant.
Mesure ton pouvoir
Lecteur, mesure ton pouvoir :
Sans ton soutien, je ne suis rien.
Or, avant tout faire savoir,
Tel est mon but, tu le sais bien.
Je peux n'écrire que pour moi.
Cela ne me dérange pas.
J'aimerais le faire pour toi.
Qui voit ce que tu ne vois pas ?
Deux mondes
Jalouse, pourquoi l'est-elle,
Cette blonde, une immortelle ?
Deux aveugles se rencontrent
Et dans ma mémoire s'ancrent.
Deux mondes si différents...
Nos défauts sont apparents.
Sur les rails
Je me remets sur les rails.
Voulez-vous plus de détails ?
Si pas de travail au bout,
Je m'en fous, reste debout.
Je n'ai pas beaucoup d'argent.
Dompter le Surfer d'Argent ?
Norrin Radd est le héraut.
Galactus est tout en haut.
Les étoiles sont... ma foi,
Je préfère rester coi.
Je me perds dans les détails.
Se remettre sur les rails.
Ce qui est bien sera un jour
L'un fait le mal au nom du bien,
L'autre le fait au nom de Dieu.
La guerre tue. Et ça, pour rien.
Qui pourra éteindre le feu ?
Quant à moi, je vous le redis :
J'aime la paix ; je veux l'amour.
Je rêve, plus que ne prédis.
Ce qui est bien sera un jour.
Nature
Elle est tout ce qui nous entoure.
L'homme la craint, s'en enamoure.
La nature est belle et cruelle.
Enfin, quand viendra l'étincelle ?
J'aimerais te chanter nature.
Les mots manquent, une torture.
Je ne suis pas un grand poète.
Place au tigre et à l'alouette.
Décollage
Je suis assis. C'est drôle,
Je sens qu'elle décolle,
La navette spatiale,
Poussée verticale.
Dar-Eb
- Parfois, je passe par Um-Yent.
C'est que j'aime l'omniscient.
Je les vois, lui et son désert.
Il me sourit. J'entend : « Prévert. »
Dar-Eb, le seul omniscient.
Je me demande où est Um-Yent.
- Um-Yent ? c'est ton inconscient.
Dieu est le seul omniscient.
Que sais-tu vraiment de Prévert ?
Quant à Dar-Eb et son désert...
- Um-Yent, je l'ai imaginée.
- La terre où ta folie est née.
- Pour la prière, ainsi soit-il.
Tout d'abord, Dieu existe-t-il ?
Est-il donc faible ou tout puissant ?
Dieu est-il toujours agissant ?
Non, je ne sais rien de Prévert
Mais je dois tant à Frank Herbert.
Um-Yent ressemble un peu à Dune.
En toi je sens de la rancune.
C'est bien là ta punition :
Aucune imagination.
Hé ! toi...
J'ai vu Dieu en rêve et il faisait noir.
Dieu se sentait las, Dieu se sentait vieux.
Il ne voulut donc pas me recevoir.
La fin de Dieu, après celle des dieux ?
Après ce rêve et de nombreux poèmes,
Bien plus que de moi, je doute de toi.
Pour que tu sois et saches nos problèmes,
Pour tu sois bon, je prie. Hé ! toi...
Noëlle, dans mon cœur
Noëlle, dans mon cœur je ne suis pas Hugo.
Coup dur pour ma pomme et coup dur pour mon égo.
Je ne suis pas Lorca, mais moins : un indigent.
Mon passé ? Deep Purple, et le Surfer d'Argent.
C'est aussi mon présent. Qui voit mon avenir ?
Ce que je ne suis pas, vais-je le devenir ?
Hé ! je suis bien l'auteur des Miettes oniriques.
J'ai vu l'explosion des bombes atomiques,
Dieu, Zeus, Thor et Satan, les anges, les démons.
Des poètes géants, entendu des sermons,
J'ai survécu à dix, à cent raz de marée...
Les rêves sont au point. La malle est amarrée.
Noëlle, mes amis sûrs quelque soit votre âge,
Heureux qui comme Ulysse a fait un beau voyage ?
Qui
Qui représente le bien ?
Qui détient la vérité ?
La voix : « Dieu. » Je n'en sais rien.
Qui, parmi l'humanité ?
« Tu dois obéir à Dieu. »
La voix me parle en arabe.
Je me rapproche du feu.
Que Dieu ait pitié du crabe.
« L'homme bon n'existe pas. »
L'homme est : la réalité.
Et si Dieu n'existait pas ?
Qui détient la vérité ?
Les eaux s'en vont
Les eaux s'en vont, les eaux reviennent.
Sois ce que les hommes deviennent.
Tu cherches trop la vérité.
Accepte donc ta cécité.
Tout en laissant passer le temps,
Tu te rapproches du printemps.
Les dieux, les géants te conviennent.
Poséidon ? Les eaux reviennent.
Marchez droit
- Marchez droit et tout ira bien.
- Ce que tu sais ? Tu ne sais rien.
- Fuyez le mal, cherchez le bien !
- Oui, mais toi, tu ne sers à rien.
- Par delà le mal et le bien,
Six pieds ont précédé le mien.
Ce sont les poètes du lien.
Quant à toi, tu n'es qu'un vaurien.
J'attends
Rue Frédéric Schneider.
J'attends Final Fantasy.
Maya hante mon esprit.
Désirs de l'inconscient :
Tarzan, Evolution.
J'attends, j'attends mais j'entends
Le journal télévisé
Et la machine à laver.
Ma prière
Ma prière est contaminée
Par de bien mauvaises pensées.
J'aimerais m'en débarrasser
Et par du blanc les remplacer.
Impossible de s'élever
Mais il faut encore essayer.
Où est la machine à laver ?
J'ai mal. J'aimerai m'en aller.
Lève la tête
Tu ne dois pas laver le roi.
Le rêve dit n'importe quoi.
Néanmoins, tu es un prophète,
Talent caché. Lève la tête.
Loterie ?
Je hais la loi des huit vers
Quand tout ne tient qu'en deux vers.
Que de vide dans ma tête.
Pourtant, je ne suis pas bête.
On dit : « Le silence est d'or. »
Mais je dois chercher encor.
Après ce court monologue,
Laissons la place au dialogue :
- Dans mes rêves est Jésus.
- Mais tes rêves sont confus.
- Je vois le fils de Marie.
- Une simple loterie.
Le roi des rois
Entre la Lune et la Terre
Il demeure, seul. Il erre,
Il pleure, le roi des rois.
Quand vient la nuit, je le vois.
Le roi des rois pleure, pleure.
Dieu lui dit : « Attends ton heure. »
La solitude et son poids.
En bas, les hommes sont froids.
Si Jésus devait revenir
Si Jésus devait revenir,
Dans un pays comme la France
Quel serait donc son avenir,
Après bien deux mille ans d'absence ?
Si Jésus devait revenir,
Musulman en terre chrétienne,
Quel serait donc son avenir ?
Car à présent la terre est tienne.
Si Jésus devait revenir,
Et ce serait la fin du monde,
Quel serait donc son avenir ?
Je propose la faim du monde.
Le rendez-vous manqué
Moi, à Catherine :
- Oui, pour lui j'ai de l'amour
(En parlant de Jésus).
- S'il revenait un jour,
On parlerait ainsi : « pour lui est ce caillou ! »
« Jésus ? Non mais un homme et cet homme est un fou. »
Le pauvre Jésus Christ finirait à l'asile.
Les hommes ont changé, du sot jusqu'à l'habile.
- Les hommes ont changé, je l'ai bien remarqué.
J'appellerais ce jour le rendez-vous manqué.
Le petit prophète
Je suis un tout petit prophète.
On entend à peine ma voix.
Je n'étais pas encor poète
Quand Jésus était sur la croix.
Il est heureux. Le pape chante.
Marcher droit lui a fait du bien.
En l'attendant, je pense à Dante.
Son chemin croisera le mien..
Raison ou tort ?
Mes amis, avez-vous bien compris ?
Jésus Christ... mais qu'est-ce qui m'a pris ,
Je pleure, calque du roi des rois,
Voici demain. Je crois que je vois.
Quel était ce projet hasardeux ?
Oui, bien sûr, baptiser Hassan II.
Mais je n'ai rien fait. Le roi est mort.
Rêve de grandeur ? Raison ou tort ?
Salim
Il se prétend prophète.
Pourtant, il ne fait rien,
Ni le mal ni le bien.
Il se prétend poète.
Il s'appelle Salim.
Il ne t'apprendra rien,
Ni le mal ni le bien.
Il travaillait pour Kim.
Une corde qui vibre :
« Fait le mal, fait le bien !
Lui ne te fera rien.
Quant à toi, tu es libre.
Baptiser Hassan II
« Tu dois baptiser Hassan II ! »
Le roi est mort, le fait hideux,
Le Maroc a Mohamed VI.
Hassan II n'est pas Charles X.
Qui est l'égal des saints, des pieux ?
Nul ne sait. Je ferme les yeux.
Viennent à moi plusieurs réponses.
Aucune ne rime, sauf ronces.
Oublier Hassan II ?
Je sais que ce rêve est vieux mais
Pourquoi baptiser Hassan II ?
On part. On ne revient jamais.
Le projet était hasardeux.
D'autre part, ce rêve a eu lieu
Avant la mort de Hassan II.
- Kalam Allah (les mots de Dieu)...
Tu dois baptiser Hassan II !
Quant à moi, je suis musulman.
Jésus Christ avait ce pouvoir.
Suis-je Jésus le musulman ?
Ai-je manqué à mon devoir ?
Je pense à toi qui me liras.
« Nous sommes en 2002,
Rien de plus. » Tu ajouteras :
« Tu dois oublier Hassan II. »
« Salim ? Il rêve de grandeur
Mais petit, il le restera. »
De grandir, doit-on avoir peur ?
L'avenir seul nous le dira.
Je ne maîtrise rien
Bref, je ne maîtrise rien,
Ni le réel ni le rêve.
- Dieu, c'est toi.
- Je ne suis rien.
Je lutte, j'attends la trêve.
Les premiers jours du printemps
Comment les reconnaîtrai-je ?
- Me voilà.
- Il était temps.
Comment la reconnaîtrai-je ?
Pour Noëlle, Dieu, c'est moi.
Trois fois non. Je suis un homme.
Femme, avant, Lui c'était toi
Mais tu as croqué la pomme.
La femme n'est plus mon dieu.
Néanmoins, je cherche encore.
- Hé ! Salim, grandis un peu !
- Plus jamais de « je t'adore ».
Qui est Dieu ? Je n'en sais rien.
Le voit-on depuis la tombe ?
Quant à la femme, c'est bien,
Non, jamais plus de « je tombe ».
Dieu est
Oui, Dieu est, je l'assure.
Le songe et la blessure
Du sabre Destinée
Sur l'Arbre de l'Aînée
Sont là pour le prouver.
Être, chercher, trouver.
Vivons aujourd'hui
Hommes et femmes de bonne volonté,
Ce qui nous arrive n'est pas mérité.
Nos justes sont au ciel. A qui est la Terre ?
Le dernier prophète est inquiet. Seul, il erre.
La parole de Dieu est entre nos mains.
Nous sommes à la croisée des chemins :
Cap vers les étoiles, avec ou sans Lui ?
En attendant demain, vivons aujourd'hui.
Je ne suis pas un chien
Je ne suis pas un chien.
Je ne suis pas un singe.
- Mais ce monde est le tien.
Tu dois laver ton linge.
Apprendre à être heureux
Malgré tou ce qui tombe.
Pourquoi pas amoureux
D'un sapin, d'une bombe ?
Apprendre à travailler
Pour Mère, pour la France.
Ses mots, les surveiller,
Au Collège de France.
Je ne suis pas un chien
Mais un petit poète.
- Ce monde est bien le tien.
Sois aussi un prophète.
Trou noir
Le sommeil, le rêve, la poésie,
Je leur dois la vie. Quant à l'Asie,
La Corée et la Chine : deux amies,
Les choses troublantes des ennemies.
A présent, j'aimerais tourner la page.
J'ai quitté le monde du Macrophage.
J'absorbe énormément. Je rends très peu.
C'est que je suis un vrai trou noir, par Dieu !
Les beaux sons, la science-fiction,
Le cinéma, la télévision,
La publicité, les tags, la cité,
Tout est absorbé. L'ai-je mérité ?
Six, bad, Amon , c'est ce que je te rends.
Reçois ou rejette, je te comprends.
Je respire
Je dois souvent me répéter,
Alors qu'il faudrait inventer.
C'est que je n'ai pas de génie.
Quel talent, sans trop d'ironie ?
On veut que je change de style.
Je suis un sot. Dante est habile.
Trop d'efforts, pour un fainéant.
Je ris, mais j'aspire au néant.
En cinq mots : je ne sers à rien.
A rien, et le mal est ancien.
Je n'ai pas beaucoup avancé.
Pire : d'autres m'ont devancé.
L'Univers est en mouvement.
Moi, je respire, calmement.
Lune
Il me semble que je tourne en rond.
Quel ennui ! je sens que le temps passe.
Voir le futur, oui, y faire un bond.
Insignifiant, ce que je ramasse.
- Hé ! Salim, qu'est-ce que tu deviens ?
- Moi ? Toujours au Collège de France.
La lune est belle. Je me souviens.
J'aimerais vous dire que j'avance.
En l'an 4000
Quand les voitures planeront,
Quand les vaisseaux s'envoleront,
Surgira une ville immense.
En l'an 4000, je pense.
Nous sommes en 2002.
Le ciel est bleu. Rien n'est hideux.
Qu'y aura-t-il en 4000 ?
Un ciel bleu, peut-être une ville.
L'avenir
- Tu as vu l'avenir, l'an 4.000,
Dis-moi ce que sera l'an 13.000.
- L'an 4.000 est un point dans le livre
Dont Dieu est l'auteur. La ligne est à suivre.
Le rêve est bien beau, la réalité :
Couloir du métro et publicité,
Un slogan : l'avenir n'est pas écrit.
Qui sait s'il te nuit ou s'il te sourit.
Le voyageur
Mes amis, vous n'êtes pas sages.
Je fais partie des élus
Et à chacun de mes passages,
Je laisse une trace de plus.