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MIETTES ONIRIQUES
suivies de FRAGMENTS INTIMES
TOME VI
( Salim Benabdelmoumène – FRA )
Hassan II
En m'élevant haut dans les airs,
Je m'étais approché du roi.
Ils étaient absents, les éclairs.
Tout mon corps était en émoi.
Avec lui, sa garde royale ;
Entre mes mains un beau présent.
Maroc et France, capitale,
Tour Eiffel... Echec à présent ?
Moi, je devais sauver le roi.
Ce fut presque une réussite.
Mes amis étaient avec moi.
Le roi était avec sa suite.
Le roi, je ne le voyais pas.
Pourtant, je sentais sa présence.
- Le roi est mort.
- On ne meurt pas :
Le rêve est là, malgré l'absence.
Eaux calmes
1-EAUX POURPRES
L'eau est pourpre, Pollen Orange.
Des adultes et des enfants...
Ces quelques crabes te dérangent.
Tu vois la Mort, tu te défends.
2-LES DEUX DRAPEAUX
Le soleil brille. Le drapeau est noir.
L'eau est calme. Deux hommes, un plongeoir.
La barque revient. La barque s'en va.
Yacine a les points. Grâce au un, tout va.
Il lance son dé. C'est encor le un.
Moi, j'ai deux drapeaux car Salim est brun.
3-DRÔLE DE VOYAGE
Pour voyager, nous prenons l'hélicoptère.
Ces rockers me paraissent impatients
Mais l'eau réussit à les détendre. A l'eau !
Rachid préfère nager avec Yacine.
Quant à mon père...
4-AU BORD DE L'EAU
Ma sœur pêche une raie.
Je tue un dragon noir.
Je suis un chevalier.
Je tue, oui, mais le soir.
Stars
1-ELLE S'EST JETÉE SUR MOI
Elle s'est jetée sur moi,
La brune Jessica.
Elle s'est jetée sur moi,
Je ne sais pas pourquoi.
Elle s'est jetée sur moi,
La belle Jessica,
La belle Jessica,
Jessica Alba.
2-MARILYN ET FRED
Je veux écouter une chanson,
Oui, une chanson de Marilyn.
Cette chaîne, comment marche-t-elle ?
Je me retourne et j'aperçois... Qui ?
Marilyn Monroe et Fred Astaire.
J'ai dans les mains un 33 tours.
Manque de chance : il est cabossé.
Tant pis, je n'ai plus qu'à le jeter.
Naïma : « Je peux le réparer. »
3-ONE HEART
Les sœurs Wilson chantent pour moi.
Commentaires... Ce n'est que moi.
Famille nombreuse je crois.
Les ânes montent. L'eau du toit...
Cousin Saïd est avec moi.
Bâton trop court. Quelqu'un se noie.
4-MULDER ET SCULLY
Mulder et Scully,
Assis côte à côte.
Les étoiles brillent.
Fi des voix qui flottent !
Mulder et Scully,
Assis côte à côte.
Il fait un peu sombre
Mais à qui la faute ?
5-ARNOLD
Je rêve souvent de toi, Arnold
S., toi qui rime avec Léopold.
En cyborg ou en Terminator,
C'est toi le plus fort. J'en veux encor.
La souris blanche et le chat noir
La petite souris est blanche.
La petite bougie aussi.
La souris passe tout près de
La bougie. Elle la renverse
Et se brûle très gravement.
Je sauve la souris mais elle
Recommence encor une fois.
Je souffle sur le feu. Je sauve
La souris, ce, pour la deuxième
Fois. Je la remets sur ses pattes.
Mais un chat noir surgit. Il veut
La dévorer. Je lutte contre
Lui. Lequel sera le vainqueur ?
Dans un supermarché
Je me trouve dans un supermarché,
Rayon journaux, je pousse un chariot.
Devant moi un comic, un grand format :
Hulk contre Spider-Man. « Titre plaisant,
Je prends. » Je le mets dans mon chariot.
Puis, un peu plus loin, un autre comic.
Le format est plus petit. Je m'approche :
Doctor Strange contre Spider-Man. « Je prends. »
Spider-Man
Spider-Man lance sa toile.
Elle se colle au plafond.
Il s'élance. Aucune étoile
Ne vaut ce héros profond.
Au plafond même, il adhère.
Il se déplace aisément.
Plus de peine, plus d'ulcère,
Il est dans son élément.
Or, il a deux mandibules.
C'est un monstre, assurément.
Il fait très peur aux crapules.
Il est seul en ce moment.
Spider-Man, ô Mary Jane,
Est un grand super-héros
Mais son pouvoir le condamne
A manquer d'or et d'euros.
Peter t'aime, Mary Jane.
Il aime aussi Manhattan.
On le prenait pour un âne.
Il vaut presque Superman.
A propos du Grand Livre des Rêves
Le taureau détruit l'homme,
Le crocodile aussi.
Haziel radote en somme
Mais le tagueur aussi.
Il faut vaincre le singe
Et vaincre le dragon.
Manon, sèche ton linge,
Donne-moi ton angon.
La vie est ainsi faite :
Toujours recommencer.
Surmonter la défaite,
Ne jamais renoncer.
Miettes oniriques
Elle a craché sur moi.
La petite en guenilles.
Je ne sais pas pourquoi.
Pourtant, j'aime les filles.
Puis il y eut la guerre,
Les bombes atomiques,
Celle que l'on enterre :
Des miettes oniriques.
Un mur
Un mur. Je suis avec mon frère.
Halim, il a du caractère.
Or, nous faisons de la peinture.
Notre mur n'a pas fière allure
Mais nous devons nous dépêcher :
Blend, il semble se rapprocher.
Vite ! il faut combler tous les trous.
Nous y allons comme des fous.
Israël, la Palestine
1-ISRAËL EST UN PAYS RICHE
Israël est un pays riche,
Cet endroit dont nul se fiche.
La Palestine est son otage.
La voix ordonne le partage
Qui dit : « mettez fin à la guerre.
Vivez en paix sur cette terre. »
2-DES CANONS POUR LA PALESTINE
Des canons pour la Palestine...
Non à celui qui assassine !
L'Occident doit intervenir.
Or, Dieu seul connaît l'avenir.
Je suis un super-héros
Je suis un super-héros.
Je peux voler, en trois mots.
Je suis au dessus d'un fleuve.
L'eau présente en est la preuve.
Elle approche, je le sens,
La vague fruit du dedans.
Et, bien sûr, elle est géante.
Après le choc, la descente.
On peut le dire, chapeau,
Je peux survivre dans l'eau.
Volant ? Nageant ? Je m'enfonce.
Le fond de la mer s'annonce.
Je sens le sol sous mes pieds.
Ai-je bien mis mes souliers ?
Maintenant l'eau est pesante.
Je souffre. L'eau est méchante.
Je souffre mais à propos :
Je suis un super-héros.
Je pousse. L'eau se déforme
Mais vite reprend sa forme.
Je pousse. Un mur transparent
paraît. Tout est attirant
De l'autre côté. La vie.
Il me vient comme une envie.
Mourir avec ma bien aimée
Il est né, le raz de marée.
L'eau va bientôt nous emporter.
Je suis avec ma bien aimée.
Nous allons bientôt nous noyer.
L'eau nous recouvre, c'est la fin
Mais nous nous tenons par la main.
Dernier souffle, dernier baiser :
Mourir avec ma bien aimée.
La vague géante
L'eau dans mon rêve est une vague géante.
Elle apparaît souvent. La vague me hante.
La mer, d'abord calme, tout d'un coup s'agite.
Quand la vague naît, ma foi, je prend la fuite.
Quel qu'en soit le sens, c'est un raz de marée.
Meurs, vague géante ! Elle s'est amarrée.
La femme et la vague géante
Elle arrive sur moi. Elle est géante.
Je m'incline bas devant la vague.
La vague passe au-dessus de moi.
Des gens. ils descendent vers la plage.
Étonné, je me mets à penser :
« Ils n'ont pas peur du raz de marée.
Cette femme encor moins que les autres. »
Car au pied de la vague géante
Elle vient déposer ses ordures.
Inconscience ?
Une vague géante
Arrive sur des gens.
Or, ils s'éloignent d'elle
En marchant sur le sable
Comme si de rien n'était.
Petits chiens, petits chats, petits lapins
- Petits chiens, petits chats, disait un chien.
Un homme était aussi là, devant moi.
- Un chien qui parle, j'en ai la nausée !
- Soyez tolérant, vous avancerez.
En vain : l'homme n'était plus devant moi.
Mais il y avait un incubateur.
Que contenait-il ? Des petits lapins.
Un lapin sortit. En le caressant,
Au fond de moi était cette pensée :
« Petits chiens, petits chats, petits lapins. »
Quelqu'un m'appelle
Souvent, dans mes rêves, quelqu'un
M'appelle par mon prénom.
Je me réveille alors
Mais personne n'est à côté de moi.
J'attends le roi
Toudja. De ma maison, la cour. Il faisait sombre.
Mère lavait le sol. Or, Il pleuvait.
- Pourquoi,
Mère, laver le sol ? Il pleut.
- Je suis pour l'ombre.
J'aime la propreté. De plus, j'attends le roi.
Rêve ou fantasme ?
Est-ce un rêve, un fantasme ? Devant moi,
L'une des plus belles femmes du monde.
Une vraie dominatrice. Elle est brune.
Elle me veut à ses pieds, j'en suis sûr.
J'étais venu demander du travail
A monsieur, je me retrouve devant
Madame, sur le point de devenir
Son esclave. Elle est assise, sereine.
Elle me tend son pied. Que dois-je faire ?
Je ne bouge pas. Sa main se tend vers...
Un fouet ? Plus de doute, je dois m'enfuir.
Il
Il est immortel, Il est omniscient
Mais Il n'est pas omnipotent. Qui est Il ?
Dar-Eb l'omniscient ? Or, Dar-Eb est mort.
Le créateur de l'Univers, Dieu lui-même ?
Dieu est immortel, Dieu est omniscient,
Dieu est omnipotent. Il n'est donc pas Dieu.
Mais Dieu n'est peut-être plus omnipotent.
Enfin, qui est Il. Ma foi, je n'en sais rien.
Mon père voulait que je brûle
Mon père voulait que je brûle.
Il disait que j'étais mauvais.
Un vrai bandit, une crapule.
Ce sont peut-être les Anglais.
Il m'avait aspergé d'essence.
Il voulait y mettre le feu,
Mettre fin à mon existence.
Qui l'a voulu ? Peut-être Dieu.
Il y a la guerre
Il y a la guerre. Nous nous cachons.
Une accalmie. Nous prenons la fuite.
La route, droite, d'un seul coup descend.
On dirait des escaliers. Nous tombons.
Alors, bêtement, j'agite mes bras.
Je dis aux autres : « Faites comme moi. »
Les autres m'imitent. Un changement ?
- Oui ! oui ! dit, mon vis-à-vis, nous volons !
A dos de girocorus
L'eau s'agite soudain, nid de monstres marins.
Pauvre homme dévoré par un calmar géant.
Tout aussi monstrueux est le girocorus.
Les hommes, néanmoins, l'on bien apprivoisé.
Les hommes, gais, s'en vont sur leurs girocorus.
La bête, néanmoins, peut être dangeureuse.
Ainsi cet homme mort pour s'être mis un jour,
Et bien imprudemment, derrière le grand monstre.
Or, c'est à notte tour de chevaucher la bête.
Nous avançons tous deux dans un désert sans fin,
Mon ami Ym et moi. Ym se tourne vers moi :
« Descendre, tu le peux. Mais ne suis surtout pas
Le vieux chemin tracé par les cent coccinelles.
Tu risques d'être pris et d'être dévoré. »
Hercule s'évade
Hercule est en prison.
Il cherche à s'évader.
Par où va-t-il passer ?
Il sait : par les tunnels.
Il avance. Il avance.
Mais il n'a pas de chance :
Le passage est bouché
Par une grosse pierre.
Avec de l'explosif,
Il fait sauter la pierre.
Mais un gros bloc demeure.
Hercule avance alors
Le long du tunnel noir
Tout en poussant la pierre.
D'un coup, plus de passage
Mais la terre est friable.
Le dieu sort son épée
Et se creuse un passage.
Il arrive au-dessous
D'une belle maison.
Il rencontre un enfant.
Hercule se retourne.
Quelqu'un est avec lui
Ce qui est surprenant,
Un autre prisonnier.
Vient le propriétaire
De la belle maison.
Le prisonnier lui parle :
Il demande à dormir
Dans la plus belle chambre.
On lui montre la chambre.
Hercule veut manger.
Les voilà réunis
Tous autour de la table.
Je suis un militaire
Je vole dans les airs.
Je vois défiler devant moi
Ce qui se fait de mieux
En matière d'aviation
Et d'astronautique.
La plupart des créations
Sont américaines.
Quelques unes sont produites
En collaboration
Avec les Français.
J'arrive dans un camp.
Je vois des militaires.
J'arrive devant un grillage.
J'entends parler de récompense.
Un soldat armé.
Je m'adresse à lui :
« La récompense en question,
Ce sont des balles de fusil,
N'est-ce pas ? »
De l'autre côté du grillage,
Un homme prend la fuite.
Je reprends :
« Il faut l'arrêter.
Cet homme est très dangereux. »
Le soldat me demande :
« Qui êtes-vous ? »
Je réponds :
« Je suis un militaire.
Voici ma carte. »
Un volcan à Bougie
De la lave s'écoule
Le long de la montagne de Bougie.
Elle descend vers la mer.
Je la regarde passer.
Notre maison est épargnée.
Je vois mon père jouer avec la lave.
Je m'adresse à lui :
« Ce volcan est de type hawaïen. »
Il me répond :
« Non, il est de type strombolien. »
Mon père se met à descendre la pente,
Tout en longeant la coulée de lave.
Tout d'un coup, il tombe
Puis roule dans dans la lave.
Mais il ne brûle pas.
Je me mets à crier :
« Vite ! il faut aller le chercher ! »
Sorcière contre sorcière
Sorcière contre sorcière.
Je suis avec l'une d'entre elles
Et j'ai moi-même des pouvoirs.
La nuit venue,
Je quitte la première
Pour passer à la deuxième.
Yes me dédie une chanson
Je suis alité, dans une chambre d'hôpital.
A la radio, j'entends une nouvelle :
Yes me dédie une chanson,
Give love each day.
Des milliers et des milliers de rêves
Une vague géante ;
Une armée de super-héros ;
Des femmes peu soumises,
Souvent dominatrices ;
Des dieux, des anges, des démons,
Mille et mille créatures ;
Des stars de cinéma,
Des stars de rock and roll ;
Des hommes politiques ;
Ma cousine Ouafa,
Des membres de ma famille,
Des amis perdus,
Un homme en blanc ;
Jésus en noir et blanc ;
La Guerre des Étoiles ;
L'espace et le temps ;
Les autres dimensions...
Des milliers et des milliers de rêves.
On dit pourtant que la vie est brève.
Le coureur palestinien
Le coureur palestinien
N'a pas gagné le marathon de Toudja.
Il a dit :`
« Après la course, je prendrai un fusil
Et j'irai me battre. »
Mais il est devenu aveugle.
Nous l'avons emmené au café.
Un peu plus tard, il a recouvré la vue.
Il est reparti en courant
Non pour la gloire, mais pour le plaisir.
Le coureur palestinien.
Il est une créature
Il est une créature dotée
D'un pouvoir particulier :
Elle crée des univers.
Elle habite dans une sorte
De grotte géante située
En dehors du temps.
Elle est nichée entre deux
Stalagmites géants.
Chaque stalagmite est
Lui-même composé
De deux parties.
Lorsque la créature
Touche l'un des deux
Stalagmites, elle crée
Une étincelle.
Ainsi naît un univers.
Qui a créé cette créature ?
Deux réponses possibles :
Un, en fait, elle n'existe pas,
Elle n'est que le fruit
De mon imagination ;
Deux, elle existe
Et Dieu aussi existe.
Dieu est le créateur
De la créature.
FRAGMENTS INTIMES
Je suis
Je suis un musulman.
Je ne suis pas Birman.
Je suis un hypocrite,
Un Kabyle sunnite.
Le corbeau, cet ami,
Ne fait rien à demi :
« Ka ! ka ! » La vie, ô Eve !
La vie ? Un temps, un rêve ;
Un rêve simplement,
Le rêve du moment :
Feux et Miettes aux fêtes.
Quant aux clients : honnêtes.
Si je pouvais
Si je pouvais ne plus rêver
De ses fouets qui claquent,
De ses pieds qui écrasent,
De ces langues qui les lèchent,
De ces pluies dorées sous des chattes azurées,
De ces traits de sang sur des dos innocents,
Je plongerais jusqu'au fond de la femme-océan,
Je mettrais dans mes mains une perle de Germanie
Et je m'élèverais lentement, lentement,
Jusqu'à me laisser brûler
Par le feu sacré de ses cheveux dorés.
Déesse, en bas, c'est le noir, la couleur de tes bas.
Toi la fille des étoiles, montre-moi la lumière,
Réponds à mes prières
Et apaise ma douleur.
Un pied sur une main
Un pied sur une main,
Ça fait mal, ça fait mal.
Cela me donne faim.
Je suis un animal.
Ah ! la publicité.
Maudit inconscient !
Ville, réalité,
Je suis un mendiant.
Un, je manque d'amour.
Deux, je manque d'argent.
Bonjour, pieds. Pieds, bonjour.
Pas très intelligent.
La femme accroupie
Sur l'affiche une femme accroupie,
Belle. Elle vaut plus qu'une roupie.
Le feu est rouge. Je vois ses pieds,
Sa main tenant l'un de ses souliers.
Ma foi, je suis toujours fétichiste.
Le mal est fort, fort. Le mal résiste.
Après la femme vient le lapin.
Le sanglot des vilains ? L'escarpin ?
Le feu est vert. Je reprends ma route.
Le mal est fort, fort. Je le redoute.
Bref, le vélo, cela fait du bien.
Le fétichisme ne sert à rien.
Je pleure
Je pleure. Je ne sais pas pourquoi.
Je m'ennuie au Collège de France.
Ma tête explose, drôle de moi.
Ce poème naît dans la souffrance.
J'ai faim. Je ne me sens pas très bien.
Irai-je mieux après la cantine ?
J'écris ceci : je ne pense à rien.
Ce qui est faux : je pense à Martine.
A, B, C, D, E, F, G
A, l'inconnu heureux qui lit Les Misérables.
B rêve d'Internet, de femmes adorables.
Le ciel est bleu. Parfait. Des dessins animés.
Des pies, des corbeaux. Les oiseaux sont aimés.
C tousse ? C tousse, oui. Il est un peu malade.
D baise la main de sa belle camarade.
E, dans le RER, lui, passe un bon moment.
F n'est pas très content car il sait que G ment.
L'autobus-monde
« Ils sont plusieurs au volant. »
C'est ce que m'a dit Yacine.
L'autobus, rapide ou lent,
Dans l'espace-temps chemine.
Les plus sages, les plus forts,
Ceux qui tiennent les manettes ?
En haut font-ils des efforts,
Ces minets et ces minettes ?
Dors, Émie
- Dors, Émie.
- Tu es le sol.
- Mais dans mes rêves, je contrôle.
- Tu es le sol ! Tu es le sol !
- Toi, ma fille, tu n'es pas drôle.
Bien fait !
Un mal de dire : « C'est bien fait ! »
Preuve, amis, que nul n'est parfait.
Que penser du malheur des autres ?
- Pleurer fort, disent les apôtres.
Mon inconscient est fétichiste
Mon inconscient est fétichiste.
Dois-je écouter mon inconscient,
Ramper devant la dominatrice,
Abdiquer, ne plus rêver d'enfants ?
Ce serait oublier Jésus Christ.
Ce serait, souiller, salir mon nom.
Le mal est grand. Je reste debout.
Mais à part moi, qui peut me comprendre ?
La porte
J'ai ouvert une porte
Qui devait rester close.
Un vent mauvais m'emporte.
L'avenir n'est pas rose.
Contre le feu sournois
Quelle eau peut réussir ?
Le présent est chinois.
Le feu peut le noircir.
Un vent mauvais m'emporte.
Le feu sournois te brûle.
Maudite soit la porte !
Ce jeu est ridicule.
Je me sens malmené.
J'ai perdu, je m'en vais.
Dominant, dominé,
Voici le vent mauvais.
Je suis assis
Je suis assis sans ne rien faire.
J'entends rire l'incendiaire.
Qui ? Le père du feu sournois.
Le Pen, cet homme est un bourgeois.
Et sa fortune, d'où vient-elle ?
Tout lui sourit. Sa vie est belle.
L'avenir lui appartient-il ?
Mais qu'en est-il de mon profil ?
Je dis que je suis un poète.
Je dis que je suis un prophète.
Et je suis à moitié Français.
Le printemps ne viendra jamais.
22 avril 2002
J'entends crier : « Le Pen président ! »
Des voix. Le français n'est pas prudent.
J'aimerais conduire une voiture.
Je pense à Dieu, et à la nature.
J'apprends. Les livres n'aiment pas l'eau.
J'ai peur : Le Pen, le code ou l'agneau ?
Jospin battu : désobéissance.
Ah ! je suis au Collège de France.
Or, je vais bientôt rentrer chez moi.
Sale journée. Et demain, quel roi ?
J'ai voté
Au nom des arbres, au nom des oiseaux,
Soyez prudents, n'aggravez pas vos maux.
Moi, j'ai voté (c'est la première fois)
Pour la nature et de meilleures lois.
A présent, j'ai peur. L'insécurité...
Elire Le Pen ? Une absurdité
Puisque je suis moi-même un étranger.
J'ai peur. Je suis humain. Danger ! danger !
Chirac est un voleur et un escroc.
A ma règle, je ferai un accroc.
Jospin battu
Jospin ne sera jamais président.
Le Pen l'a battu, un simple accident ?
Le parti raciste veut le pouvoir.
Lui barrer la route est notre devoir.
Mon eau est sans effet : forte est la flamme.
Je voterai Chirac sans état d'âme.
Je rêve d'une vie bien meilleure,
Vie future, au trou l'antérieure.
Bien à la Chine
Maudit sois-tu, voyou ! nous sommes menacés.
Le feu sournois est là. Nous serons déplacés.
Tu iras en prison. Je rentrerai chez moi.
Les voix disent parfois : « Le Pen sera le roi. »
Les sondages prévoient qu'il sera battu, certes,
Mais au FN, amis, il y eut trop d'alertes.
Chirac est un voleur, quand Le Pen assassine.
Je ne veux pas partir. Je suis bien à la Chine.
On nous attaque
Je n'ai pas beaucoup chanté l'Algérie
Mais que dire, après tant de barbarie ?
Alger, Bougie, Toudja, je suis triste :
Ici, le français devient lepeniste.
Chirac roi ? La vie sera la même.
Néanmoins, il y a comme un problème.
Sur la Terre, un mal semble se répandre.
On nous attaque. Il faudra se défendre.
Luttons ensemble
On veut combattre le mal par le mal.
Qui est Le Pen ? Peut-être un animal.
La France ? Une partie de la Terre.
En rêve un facho me jette une pierre.
Un Français sur cinq a voté Le Pen.
On dit qu'il est brun, drôle de pollen.
L'Europe est malade. La Terre tremble.
Contre le feu sournois, luttons ensemble.
A nos dirigeants
Il vous appartient de nous mener
Vers un monde meilleur, de donner
L'exemple, en hommes honnêtes, droits.
Seuls les héros font de tels exploits.
Les prophètes en sont quelquefois.
J'écoute ce que disent les voix
Et les oiseaux chantent avec moi.
Sans agir, je ne reste pas coi.
Ka
Ka ! le corbeau est de retour,
Un jeudi. Il me dit bonjour.
Je suis au Collège de France.
J'oublie les voix, la souffrance.
Rien en bas, sur le gazon vert.
Les oiseaux sont à découvert.
Des enfants jouent à la balle.
Ka ! le corbeau s'est fait la malle.
Au parc de Sceaux
Je suis bien. Assis, je regarde l'eau.
Mon vélo est là, à côté de moi.
Le printemps aussi. Tout est vert et beau.
Dimanche approche. Qui sera le roi ?
Un corbeau se pose tout près de moi.
Je lui dit bonjour en levant la main.
Le corbeau s'envole, retour au roi,
Au parc de Sceaux, je pense fort : « demain... »
Le corbeau
Le jour, jamais la nuit... Il m'attendait hier.
Il m'attend aujourd'hui. Il m'attendra demain.
Il y a un corbeau. Il est sur mon chemin.
Ka ! après tout, je suis le fils de Jupiter,
Un demi-dieu. Je suis. Mon signe est le cancer.
L'eau me recouvre, j'erre, oh ! je hais mon destin.
Je ne vais pas très bien mais le mal est bénin.
Me battre ? La victoire aurait un goût amer.
Le corbeau m'accompagne. Oui, je suis un sorcier,
Un poète, un croyant, un homme vrai, entier.
Quand le corbeau fait « Ka ! » voilà ce qu'il me dit :
« Pour ce qui est autour, il s'appelle Salim.
Il travaille pour Chen. Il travaillait pour Kim.
Jésus est de retour, ce qui est sera dit. »
Citoyens de l'Univers
Bref, nous sommes tous citoyens de la Terre.
Nous sommes tous citoyens de l'Univers.
Mais nous, êtres humains, nous aimons la guerre.
Quant à moi, poète, j'aligne les vers.
Dans un très lointain futur, plus d'asphyxie,
Deux ou trois planètes attendront leur tour.
Nous habiterons la grande Galaxie.
Vers elle, Andromède, nous irons un jour.
Quel futur ?
Il reste deux mille ans avant l'an 4000.
Quant à moi, Je serai mort depuis très longtemps.
Y aura-t-il toujours des pies, des faisans ?
L'équilibre, en effet, est aujourd'hui fragile.
Bien plus loin dans le temps et c'est l'an 13000.
Qu'en sera-t-il des paons, des dauphins, des élans ?
Certains hommes sont bons, d'autres sont des forbans.
Sur des planètes d'or, nous trouverons asile.
En l'an un million, serons-nous encor là ?
Le rêve répond : « Oui, bien après Attila. »
Dans le futur, tout mal trouvera son remède.
La Galaxie, un jour, sera peuplée, enfin,
Par nos preux descendants. Bientôt, un long chemin
Obscur les mènera... Où donc ? Vers Andromède.
Aujourd'hui
Comme l'aimant attire le fer,
La mort m'attire, la mort m'attire.
Je tourne en rond, au bord de la mer.
Jamais la vague ne se retire.
Je ne vis que pour mourir encor.
Poséidon, la vierge Marie ?
Par Zeus, qui anime la vague ? Or
Donc, aujourd'hui, ma sœur se marie.
La Palestine est occupée
La Palestine ? Occupée : les juifs.
Les Européens restent inactifs.
Les États-Unis sont pour Israël.
Quant à moi, j'attends un signe du ciel.
Mon inconscient est pour le partage.
Il souhaite la paix. Quel arbitrage !
Israël écrase la Palestine.
Oui, juive aujourd'hui, la main assassine.
Mardi 11 juin 2002
11 juin 2002, Paris,
10 h 30, je suis assis.
Corée : défaite de la France ;
Manque de tonus, manque de chance.
Le Danemark et le Sénégal
Seront présents au tournoi final.
Qui gagnera la Coupe du monde ?
En favoris, ce mondial abonde.
Espagne, Allemagne ou bien Brésil,
Champion, quel est donc ton profil ?
La France, elle, n'est plus dans la course
Mais les étoiles de la grande Ourse
Brillent toujours, le Soleil aussi.
L'Eternel veut que ce soit ainsi.
Foin du football ! l'Univers est vaste.
Encor plus brillant fut Théophraste.
Mardi 6 août 2002
La femme aux ciseaux, la vague (l'aplasie),
Le dragon, l'araignée et la poésie.
Moby à Bercy, Disneyland... Ah ! Paris.
L'été, le métro, marcher, debout, assis.
J'arrive chez Halim. Halim ? C'est mon frère.
Pas un seul mendiant. A bas la misère !
A l'Haÿ, j'ai vu des roses aujourd'hui.
Observer la nature chasse l'ennui.
J'aime les mannequins
J'aime les mannequins de la Samaritaine,
Moi qui ne suis pas beau, qui ai de la bedaine.
Je suis dans un train long. J'arrive à Bourg-la-Reine.
J'aimerais rencontrer une Nord-Africaine.
Ah ! les médicaments. Je veux dormir un peu.
J'arrive à Antony. Ma foi, le ciel est bleu.
J'ai aussi un peu faim. Un nain, le fils de Dieu ?
Le bus va démarrer. L'Haÿ, le dernier lieu ?
Tags
SADO sur un train,
MASO sur un mur...
Ce qui est certain :
Le tagueur est dur.
Je ne comprends pas
La plupart des tags.
Je ne comprends pas
Le pouvoir des tags.
Le tagueur est fou :
Trop de risques pris.
Son message est flou.
Je sens le mépris.
Un mauvais client
Est entré en moi.
Le tagueur criant,
Me parle de loi.
Je ne suis pas sain.
Je veux rester moi.
SADO sur un train
Me parle de loi.
Oui, j'entends des voix.
J'ai un médecin.
A chacun sa croix.
Tagueur assassin !
Marie m'a dit
Marie : « Continue d'écrire des poèmes.
Ne te laisse pas influencer. »
Ma tête, elle est pleine d'injures et de blasphèmes.
Bien qu'il pleuve, j'essaie d'avancer.
Aujourd'hui, je suis seul car Marie est en vacances.
Elle n'est plus à côté de moi.
Mais je suis de bonne humeur, malgré les apparences.
Dans mon pays, je serai un roi.
Puis, de retour en France, Je reverrai Marie.
Elle sera à côté de moi,
Pensant très haut à la Corse et moi à l'Algérie.
En France, je ne suis pas un roi.
Aujourd'hui à Toudja
Je suis aujourd'hui à Toudja
(Sa montagne a du caractère).
Oncle Athmane, fils de Bahdja,
En France j'ai laissé ma mère.`
Toudja ? C'est là où je suis né.
Je suis bien dans cette atmosphère.
Je veille, après avoir dîné.
Demain, la tombe de mon père.
Halim
Halim est un chef d'orchestre de la vie.
Il la dirige à la baguette.
Il en résulte une mélodie,
Un peu comme une ariette.
Halim, mon frère, est aussi mon ami.
Avant, Ouafa
Avant, Ouafa était jolie.
A présent, elle ne l'est plus.
L'âge ne l'a pas embellie.
Je me souviens d'elle au dessus...
Parfois, quand les femmes sont belles,
Je rêve : je suis un serpent.
Ouafa n'est plus l'une d'entre elles.
Je m'éloigne, clopin-clopant.
Algeria, pays des mouches
Algeria, pays des mouches,
Des déchets, des hommes louches.
Qui peut en posant sa main
Sur lui faire que demain
Sera meilleur qu'aujourd'hui ?
Ciel gris. Le soleil a fui.
L'Algérie attend sa douche.
Cher chanteur, ferme ta bouche.
La vie continue
Rachid, la vie continue.
L'homme est gai. Sa femme, elle, est nue.
Demain, ils auront un enfant.
Demain sonnera l'olifant.
Il naîtra Benabdelmoumène,
Fils d'un prince et d'une sirène.
A Toudja, il y a du bruit.
Il fait jour. Ton monde est la nuit.
J'ai cueilli des raisins
J'ai cueilli des raisins avec oncle Nacer.
J'attends l'après-midi pour aller à la mer.
A Toudja, mes amis, je passe mes vacances.
Autour de moi des bruits, alternés de silences.
Après le déjeuner, direction la mer.
L'eau est calme aujourd'hui. Les bateaux voient l'amer.
Les déchets sont partout. Mon cœur est un peu triste.
La nature est souillée. Or, le panneau insiste.
Une pauvre femme
Une pauvre femme à moitié folle
S'assied. Puis elle prend la parole :
« Je suis ta... Te souviens-tu de moi ? »
Et moi : « Oui, je me souviens de toi ! »
Elle tremble. Je suis en colère.
Mon oncle rit. Cela m'exaspère.
Les coupables, ce sont les enfants.
Loin de moi semblent les olifants.
Un beau pays
Un bien beau pays, l'Algérie,
Mais ses habitants l'ont sali.
Béatrice, mon égérie,
Dirait : « Stop ! tu n'es pas poli. »
Les déchets attirent les mouches.
Les mouches nous ont envahis.
Nous cotoyons des hommes louches
Et parfois, nous sommes haïs.
Souad
Il est vrai que Souad est belle.
Longtemps, je me souviendrai d'elle.
Elle n'est pas faite pour moi,
Jeune reine attendant son roi.
Ses yeux doux de femme kabyle
Me rendent un peu malhabile.
Les mouettes disent déjà :
« Heureux : Aziz et Khadija. »
Je me souviens
Je me souviens d'une femme veillant sur moi
Alors que j'étais malade.
On l'appelle Na Kamra, elle-même était malade.
Etant jeune, à Toudja, j'étais souvent malade.
Aujourd'hui, j'ai quarante ans
Et des médicaments.
Algeria, pays des pirates
Algeria, pays des pirates,
Des bandits, des faux démocrates.
Que dit la télévision ?
Tout va bien. Aberration.
On mange bien. On se promène.
Chaque maison a son antenne.
Je me tais car j'entends un chant.
Gloire à l'armée. Pas méchant.
Algeria, pays des magouilles
Algeria, pays des magouilles,
Du sang, des mauvaises odeurs.
Les malins cotoient les andouilles,
Les gens honnêtes les fraudeurs.
Les pauvres, eux, mangent des nouilles.
Ils ont atteint les profondeurs.
A quand les cuisses de grenouilles ?
De fins mets, ils sont demandeurs.
Algeria, pays des fourgons
Algeria, pays des fourgons,
Des taxis, des hommes bougons.
Ici, le trafic est intense.
Des motos... Adieu le silence.
Les piétons, eux, sont imprudents.
Nombreux sont donc les accidents.
Algeria, pays des dos-d'âne,...
Je m'arrête : j'ai mal au crâne.
Algeria, pays des vandales
Algeria, pays des vandales,
Du roc, des voleurs de sandales,
Des fous errants, des destructeurs.
Algeria, pays des menteurs.
Et moi, je chante l'Algérie.
Fi du sang, de la barbarie !
Je rêve d'un monde meilleur,
Pour le juste, le batailleur.
Algeria, pays de l'anarchie
Algeria, pays de l'anarchie.
Près, le Maroc et sa monarchie.
Je devais baptiser Hassan II,
Moi, l'ange impur, le monstre hideux.
Le roi est mort. Je suis en vacances.
M VI, toutes mes condoléances.
Nul ne sait ce que sera demain.
Grâce à Dieu, mon ventre reste plein.
Algeria, pays des maisons plates
Algeria, pays des maisons plates
Que l'on construit n'importe comment.
Un peu partout, poussent des pénates.
Bab-El-Oued fut l'avertissement.
Que fait-on quand les maisons s'écroulent ?
Réponse : on construit d'autres maisons.
De grands mariages s'y déroulent
Durant la plus chaude des saisons.
Que de bruits. La vie continue.
Mais le sang coule de temps en temps.
La femme se bat, voilée ou nue.
Elle est belle comme le printemps.
Aujourd'hui à Bougie
Je suis aujourd'hui à Bougie.
Autrement, chez Papa Hamou.
La vue du port. Sa magie.
Les marins me disent : « Coucou ! »
Les hommes parlent en kabyle.
Je suis assis. Je me sens bien.
Nombreux sont les bruits de la ville.
Quel pied de ne penser à rien !
Algeria, pénurie d'eau
Algeria, pénurie d'eau.
L'homme, lui, n'est pas un chameau.
Il a très soif. Il se souvient.
Le printemps passé lui revient.
Quand l'eau coulait en abondance ;
Quand nul soucis, nulle abstinence.
La terre, elle, était très fertile.
Le rêve, oui, un acte inutile ?
Dors, Tinhinane
Dors, Tinhinane, princesse berbère.
Tu as ton Bac S, ce qui te libère.
Des rayons d'or réchauffent tes souliers.
Demain, la France sera à tes pieds.
Ton chemin, lui, est droit : tu seras reine.
Ton pays, fier, oubliera sa peine.
Oui, dors. Tu as du sable sur les doigts.
Compte sur moi pour chanter tes exploits.
Le muezzin appelle
Le muezzin appelle à la prière :
« Allah'u akbar ! Allah'u akbar ! »
J'aurais bien dormi une nuit entière.
Bientôt, Helios montera sur son char.
Nous sommes dans un pays musulman :
Algérie, Petite Kabylie.
Peu d'islamistes. Présent : le Coran.
Je prie. Je suis loin de Nathalie.
Algeria, pays des voleurs
Algeria, pays des voleurs
(Des voleurs et des assassins),
Des voyous, des cambrioleurs.
Algeria, pays des malins.
Ils peinent, les hommes honnêtes.
Ils font souvent rire les autres.
Ils sont si nuls. Ils sont si bêtes.
Pleure, Jésus. Pleurez, apôtres.
Algeria, pays des montagnes
Algeria, pays des montagnes,
Du désert, des villes diverses,
Des hommes gais car leurs compagnes
Ne sont aucunement perverses.
Le Nord, fier, domine la mer.
Belles sont ses nuits et ses jours.
Le Sud, lui, n'est pas un enfer
Car l'or noir y coule toujours.
Algeria, pays des pots de vin
Algeria, pays des pots de vin.
Les murs scandent : « Pouvoir assassin ! »
Les temps sont durs. La vie est si chère.
L'or noir coule. Pourquoi la misère ?
Armée... GIA... Coups, délits.
Autrement, nombreux sont les bandits.
Algeria, pays de la famine.
Faim d'argent, bonne, mauvaise mine.
Algeria, pays des fous
Algeria, pays des fous,
Pays des loups, des voyous.
Où sont les hommes honnêtes ?
Algeria, pays des bêtes.
Au nord, il y a la mer.
Il y a oncle Nacer.
C'est un Benabdelmoumène.
Ah ! les bons fruits qu'il ramène !
Algeria, pays du piston
Algeria, pays du piston...
Je suis fou. Je devrais me taire.
Policier, irai-je en prison ?
Or, tu n'es pas mon adversaire.
Je suis en quête de travail,
En situation précaire.
C'est le piston ou le bétail.
Hier encor, j'étais au Caire.
L'Algérie reste debout
L'Algérie est en ruines ?
Mon pays reste debout.
Les corbeaux, les étamines,
Les hommes forment un tout.
Gardez la nature propre