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  Eliude Santana

science fiction

EXTERMINATION
DE MASSE


STERMINIO DI MASSA
 trad. Federica Bussi Veziano
 

 
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Eliude Santana

 


“Mai 2005. Larry Barris communique le numéro de sa carte de crédit enregistrée sous un faux nom et achète par correspondance, chez American Type Culture Colletion de Rockville, une société de fournitures biomédicales du Maryland, trois ampoules contenant le Yersinia pestis, le bacille qui cause la peste.
Les bacilles ont été modifiés génétiquement pour les rendre extrêmement dangereux, conçus pour qu’ils soient résistants à plus de 30 antibiotiques et aux normales thérapies antiseptiques.

Juin 2005. Des terroristes infiltrés dans les grands centres commerciaux, les écoles et les parcs de divertissement, disséminent secrètement la bactérie de la peste en contaminant une grande partie des naïfs citoyens américains.

Une semaine après, les médecins diagnostiquent la maladie chez 50 personnes. Ils sont soumis à une rigoureuse thérapie antibiotique mais ces patients ne donnent aucun signe d’amélioration. Dans les jours qui suivent, la contagion s’étend. Une panique collective se diffuse. Des polémiques et des tumultes explosent partout. Le système sanitaire ne sait où plus donner de la tête. Les états ferment leurs frontières. L’économie donne un fort signe de faiblesse. A un mois de la dissémination de la bactérie, la maladie s’est diffusée dans au moins 25 états américains et dans 15 autres nations. Un chaos mondial s’ensuit. Les programmes de télévision habituels ont été suspendus pour transmettre en direct les nouvelles provenant de chaque coin du globe. À ce moment-là, 50 000 personnes ont été contaminées et presque 5 000 personnes sont mortes. Les experts prévoient qu’en trois semaines, le nombre des contaminés atteindra au moins deux millions, la moitié d’entre eux mourront.
Au même moment, d’autres groupes prennent les bovins en ligne de mire, en injectant des agents pathogènes dans les aliments. Chiens et chats qui tout à coup deviennent fous contraignant leurs maîtres à les abattre par peur qu’ils ne soient infectés par le virus de la rage.
Des tonnes de poissons cherchent à atteindre la terre ferme où ils meurent empoisonnés par une substance non encore identifiée.
La crainte d’une attaque terroriste nucléaire grandit, et les Américains tentent de la vaincre avec des pastilles antiradiations.
C’est le mois de septembre. C’est la rentrée des classes. En rangs, des centaines de mamans serrent la main de leurs enfants, et donnent l’énième coup d’oeil à la feuille qu’on leur a donnée à l’entrée : en cas de contamination, ingérer immédiatement une pastille de potassium iodé ; au cas où on entendrait la sirène, évacuer les lieux sans panique, uniquement par les sorties de secours.
ATTENTION : les parents sont priés de se munir du compteur «Geyger jaune» qui identifie les objets radioactifs et du kit anti-effet «The day after», disponibles dans les centres autorisés. Vérifier s’ils ont bien l’étiquette jaune des «Centers for Disease Control and Prevention ».
Dans les rues, l’armée, parfaitement entraînée à combattre physiquement, se retrouve parfaitement incapable de combattre ses ennemis, des créatures qui n’ont pas une consistance solide et qui défient toutes les lois de la nature.
La seule chose évidente alors, c’est que, dans cette guerre, il n’y aura pas de vainqueur.

Ils transpiraient tous les deux, malgré le froid, sentant leurs viscères se serrer. Leurs yeux se rencontrèrent. Le général Bill Stwart soupira profondément, évacuant les tensions :
«O.K. inspecteur Jo-Beverly. Mission accomplie».
L’inspecteur serra la main du général. Les frémissements qui couraient le long de son corps passèrent de sa main à celle du général, à travers la sueur de leurs paumes :
«O.K. général Stwart. Mission accomplie».

Ceci est seulement le spectre d’un scénario effrayant, une simulation avec l’aide d’un ordinateur pour essayer de prévoir ce qui pourrait se passer si une attaque de ce genre devait se produire; c’est une forme dramatique pour démontrer combien nous sommes vulnérables à une attaque d’armes biologiques de la part des terroristes qui, pour cultiver un arsenal biologique ont besoin de peu de choses : 1,10 euro pour tuer les habitants se trouvant dans un rayon d’un kilomètre carré. C’est aussi la réalité terrifiante d’une possible utilisation, en période de guerre, des agents pathogènes par les nations puissantes.
Heureusement ce n’est qu’un fait simulé mais, peut-être, près de se réaliser…!
 

 

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